
Ce questionnaire très simple vous permet d’exprimer votre ressenti à la vue des éoliennes du parc « Sur Grati » au-dessus de Vallorbe. Pour y répondre il suffit de cliquer sur la photo !

Depuis le début du projet, le Groupe VOé (Vallorbe-Orbe électricité) est le promoteur local du projet éolien dont la construction a déjà débuté. Emmené par Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, membre du conseil de VOé et membre du comité de Suisse Éole, le projet s’est toujours voulu local. Comme on peut le lire sur le site : de l’énergie renouvelable produite et consommée localement. Un projet développé par trois communes et une entreprise locale. Une contribution à l’indépendance énergétique de la région.
C’est malheureusement sans surprise que l’on peut constater que les coûts du projet ont explosé. Les seules éoliennes coûtent bien plus que prévu au départ : 75 Mios au lieu de 60. Et c’est sans compter les autres coûts tels que l’adaptation du réseau et sa connexion, les frais de fonctionnement, entretien, y compris des routes, déneigement
L’affaire est évidemment trop grosse pour la petite VOé (moins de 70 Mios de chiffre d’affaires) qui a eu les yeux plus gros que le ventre. Comme de dit le communiqué de presse récemment paru, un important actionnaire suisse alémanique vient à la rescousse : aventron AG basé à Münchenstein auquel se joint SIE SA distributeur principal de l’Ouest lausannois. La majorité locale est perdue et l’avenir du parc éolien se décidera ailleurs !
Le plus grave, c’est que M. Costantini avoue lui-même que le rendement du parc sera faible (4%) pour autant que les chiffres de production soient atteints. Compte tenu des résultats du parc voisin de Ste-Croix, on peut en douter…
Les communes locales de Premier, Vaulion et Vallorbe qui ont été tellement importantes pour faire passer politiquement le projet, n’auront plus que les miettes, et les yeux pour pleurer…
PLVD publie le Bulletin d’information depuis 2017 et 47 numéros ont déjà été réalisés à ce jour. Mais soucieux de profiter de son existence pour étendre sa diffusion, les sections romandes de Paysage Libre Suisse ont décidé de se mettre ensemble pour réaliser un Bulletin d’information romand.
Les sections Paysage-Libre Vaud, Paysage Libre Fribourg et BEJUNE (Berne, Jura, Neuchâtel) sont représentées au sein du comité de rédaction du Bulletin d’information romand de Paysage Libre.
Le Bulletin d’information No 48 est le premier numéro de cette nouvelle formule romande .
Sa sortie a déjà été largement saluée par tous ceux qui s’intéressent à la politique éolienne en Suisse et dans nos cantons.


Cela fait de nombreuses années que des associations environnementales et des scientifiques dénoncent les risques que représentent les courants vagabonds pour le bétail et les animaux en général.
Récemment, un livre sur le sujet a fait fureur en francophonie. Une conférence a été organisée à Moudon, encouragée par des instances agricoles qui reconnaissent la problématiqu et s’en préoccupent.
Les éoliennes géantes, si elles n’en sont évidemment pas la seule cause, sont clairement identifiées comme l’un des facteurs majeurs du phénomène.
Bonne nouvelle, le Grand Conseil vaudois a entendu les messages de Mme la députée Laurence Cretegny et a modifé la loi en conséquence. La problématique des courants vagabonds a été entendue au Parlement. Comme l’a développé la députée :
Les courants vagabonds, ou courants parasites, sont des courants électriques involontaires qui s’échappent du circuit fermé habituel et circulent à travers les parties conductrices, les installations ou le sol d’un bâtiment. Ces courants peuvent affecter très fortement la santé des animaux, plus électrosensibles que l’homme, et parfois jusqu’à leur mort.
L’électrosensibilité des animaux varie selon les espèces. Les bovins, en raison de leur grand empattement, sont les animaux de rente les plus électrosensibles. Ils sont suivis par les porcins, les ovins, les caprins et enfin la volaille.
Une vache est 5 à 10 fois plus électrosensible qu’un humain.
Le nouveau texte législatif préserve ainsi les bâtiments spécifiquement dévolus à l’activité agricole, selon l’article suivant :
Art. 3 Définition
1 Au sens de la présente loi, on entend par :
a.
Bâtiment : ouvrage construit, fondé dans le sol ou reposant en surface, de facture artificielle, appelé à durer, offrant un espace plus ou moins clos destiné à protéger les gens et les choses des effets extérieurs, notamment atmosphériques. Sont exclus les bâtiments affectés exclusivement à des activités agricoles.
Le calcul des coûts des installations de production d’électricité est fondé sur la méthode LCOE. Celle-ci mesure les coûts d’une installation prise isolément, sans tenir compte de son contexte et des coûts annexes. Ces coûts peuvent parfois être aussi importants que ceux de l’installation elle-même, voire plus.
La Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) vient de publier un rapport (en anglais) sur les coûts réels du solaire et de l’éolien. Les conclusions remettent en question les sempiternelles affirmations selon lesquelles les NER (Nouvelles Energies Renouvelables) seraient bien meilleur marché que les autres sources d’énergie.
Comme on le voit dans le graphique ci-dessous, l’addition totale peut monter à 2,5 fois l’estimation de base LCOE !

Ce que le LCOE mesure bien :
Ce qu’il ne mesure pas :
Ce rapport implique de se poser la question de la poursuite de subventions publiques massives en faveur du solaire et de l’éolien. Rappelons que ces technologies sont présentées depuis des années comme les moins chères du marché, ce qui est trompeur.

Cela fait des années que l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et ses proxis tels que Suisse Eole et Suisse Energie, payés par nos impôts, prétendent que l’éolien est un pilier de la production électrique suisse, surtout en hiver. C’est faux !
Pour étayer cette affirmation mensongère, un graphique trompeur est produit régulièrement par le lobby éolien qui répète son slogan en boucle.
En lisant rapidement ce graphique, on peut comprendre à tort que :
C’est exactement ce que veut nous faire croire le lobby éolien !

Ces quatre conclusions sont fausses car le graphique ne montre pas la quantité d’énergie produite par chaque énergie mais le pourcentage que chacune d’entre elles produit selon les saisons (colonne de gauche du premier graphique).
La vérité est donnée par l’organe officiel Swiss Energy Charts (ci-dessus).
On y découvre :
Mais où est donc l’énergie éolienne nous direz-vous ? Elle est en vert et ne figure sur le graphique que comme un misérable trait.
Décidément, ça commence à bien faire. Mais ne nous faisons pas d’illusions : cette escroquerie intellectuelle va se reproduire encore souvent lors de la campagne politique qui a déjà commencé pour nos deux initiatives !
Pour la première fois à notre connaissance, un grand groupe énergétique remet en question la stratégie énergétique 2050. Certes, sans le dire expressément mais le fond y est.

Lors d’une récente conférence, son nouveau directeur général Alain Sapin a reconnu publiquement l’échec des éoliennes dans le canton de Fribourg. Il a relevé surtout les risques d’approvisionnements énergétiques qu’induit la politique de systématisation du recours aux renouvelables (intermittents ndlr).
Il lui a fallu un réalisme et un courage auxquels nous n’étions plus habitués depuis des années. Nous ne pouvons que nous en réjouir.
Dans la foulée des récents propos du Conseiller fédéral Roesti, il juge que le recours au nucléaire sera incontournable pour réaliser les objectifs climatiques fédéraux. On peut être sûr que ce n’est qu’un début.
Les électeurs de Beinwil (AG) viennent d’envoyer un signal fort et réjouissant en rejetant clairement (62%) le projet de parc éolien de trois éoliennes géantes de 230m sur le Lindenberg. Ce parc de seulement trois éoliennes était censé produire plus que celui de Ste-Croix avec ses six éoliennes.

Cette décision est une étape importante pour la préservation du Lindenberg en tant que précieuse zone de loisirs de proximité – et un signal fort. Le Lindenberg reste un lieu de vie pour les humains et les animaux, un paysage identitaire et un lieu de force pour les générations futures. La population a fait preuve de voyance et de responsabilité – et ne s’est pas laissé éblouir par des promesses financières à court terme.
Paysage-Libre Vaud adresse ses vives félicitations à ses collègues de la section AGLU qui se sont engagés avec passion pendant des années pour la protection du Lindenberg.

Les promoteurs et le lobby éolien local (Pro Wind Aargau) outrés de ce camouflet totalement imprévu prétendent que les citoyens n’étaient pas vraiment au courant des enjeux (tiens donc, comme à La Praz en 2018). Ils se fichent de la démocratie et parlent déjà d’une loi permettant d’enlever le droit de se prononcer aux communes concernées par les parcs éoliens argoviens. C’est déjà le cas dans plusieurs cantons dont… celui de Lucerne, leur voisin immédiat.
Voir à ce sujet de Communiqué de presse de Paysage Libre Suisse
Raison de plus pour se préparer activement à remporter les votations sur nos initiatives prévues en 2027 qui précisément, obligent à consulter non seulement les communes territoriales mais également celles, voisines, qui peuvent être directement concernées par les nuisances.
Un mois à peine après l’aboutissement des initiatives pour la protection des forêts et pour la protection des communes, le Conseil fédéral a décidé hier de les rejeter sans contre-projet et a publié un communiqué de presse
Si cette décision n’est pas une surprise en soi (la majorité des initiatives populaires sont rejetées par le Conseil fédéral), on peut être surpris, d’une part, par le peu de temps qui s’est écoulé depuis l’aboutissement de ces initiatives et qui n’a guère permis une réflexion approfondie sur leurs objectifs et, d’autre part, par les arguments difficilement compréhensibles qui ont été avancés pour justifier ce rejet. On y voit facilement la marque de Suisse Eole et de l’OFEN.
Le communiqué de presse affirme que les initiatives affaibliraient la sécurité d’approvisionnement, ce qui est inexact pour plusieurs raisons :
Le communiqué de presse du Conseil fédéral affirme que la législation en vigueur tient déjà compte des principales revendications des initiatives.
C’est faux pour les raisons suivantes :

Elle exige que la population de toutes les communes concernées par les éoliennes ait son mot à dire. Mais dans les cantons de Lucerne, Saint-Gall, Schaffhouse, Neuchâtel, Jura, Soleure et Fribourg et bientôt Zurich, les éoliennes peuvent déjà être construites sans l’accord des communes concernées. Aujourd’hui, plus d’un tiers de la population suisse n’a donc pas le droit de s’exprimer sur l’implantation d’éoliennes dans ou à proximité immédiate de sa commune de résidence.

Actuellement, les éoliennes en forêt sont possibles partout et sont planifiées par de nombreux cantons, comme l’indique également le communiqué de presse du Conseil fédéral. Dans le canton de Zurich, par exemple, presque tous les projets de parcs se trouvent entièrement ou partiellement dans des forêts parfois très proches de l’état naturel et très précieuses sur le plan écologique. Et dans bien des cas, en raison de la classification « intérêt national » de la majorité des parcs éoliens, il est difficile de faire valoir en justice les intérêts de la protection de la nature face au lobby éolien. L’initiative pour la protection des forêts demande de renoncer à l’implantation d’éoliennes industrielles dans les forêts et à proximité immédiate de celles-ci. Elle ne demande donc rien d’autre qu’une poursuite conséquente de la protection des forêts telle qu’elle est appliquée avec succès en Suisse depuis 1876.
Le sujet sera soumis au parlement en 2026 et la votation devrait avoir lieu en 2027.

Le Canton et la Ville de Lausanne ont sèchement rejeté les centaines d’oppositions aux permis de construire des 8 éoliennes géantes du Chalet-à-Gobet.
Le Canton n’est pas entré en matière sur les nombreux griefs formés par les opposants. Devant ce rejet méprisant, l’association eoleresponsable et la commune de Froideville ont décidé de faire recours séparément auprès du Tribunal cantonal. Paysage-Libre Vaud qui a largement soutenu cette action légitime va continuer à le faire.
Compte tenu des frais qui vont être engagés, vos dons avec la mention EolJorat-Sud sont bienvenus directement sur notre compte à la BCV :
IBAN CH03 0076 7000 C532 6536 7

Les promoteurs du Parc situé sur les hauts de Vallorbe, de Vaulion et de Premier sont heureux et confiants : ils ont obtenu du Tribunal fédéral les derniers feux verts à la construction du parc.
Il semblerait cependant qu’un très, très gros problème se soit produit au moment d’attaquer les fondations de l’une des machines : une faille d’une septantaine de mètres serait apparue dans le sol karstique et les travaux seraient bloqués. Impossible d’obtenir plus d’information pour l’instant : pas un mot sur le site des promoteurs…
Il est peut-être utile de rappeler à VO Énergies qu’en cas d’acceptation de l’initiative pour la protection des forêts, tous les parcs construits depuis le 1er mai 2024 qui seraient contraires à l’art 77, al 4 devraient être démantelés aux frais de ceux qui les ont réalisées. Et ce dans un délai de 18 mois à compter de l’acceptation dudit article par le peuple et les cantons. Sur Grati est dans la catégorie visée par cet article. Confiance, confiance !

Pour redonner quelques couleurs à ses revendications éoliennes que de moins en moins de gens prennent au sérieux, Suisse Éole reprend les résultats d’une étude récente qui s’appuie sur le principal mantra de la moribonde stratégie énergétique 2050 :
« l’objectif est de décarboner le système énergétique suisse et de ne plus dépendre du nucléaire ».
Le lobby éolien sort cette fois de sa manche un consortium de recherche suisse de Sweet Edge réunissant des chercheurs de l’EPFL, de l’ETH Zurich, du WSL, des Universités de Genève et de Berne, ainsi que de la ZHAW.
Selon les auteurs de l’étude, il faudrait trouver rien que 45 TWh supplémentaires en énergies renouvelables d’ici 2050 dont 13 TWh rien que pour l’éolien. En termes de puissance installée, cela représenterait un passage des 0.1 GW actuels à 8.4 GW, soit plus de 80 fois plus qu’aujourd’hui. En termes d’éoliennes : 3000 machines (ndlr)!
Pour mémoire, la Suisse compte 2121 communes au 1er janvier 2025.
Alors cette fois, si Suisse Éole s’appuie sur un consortium de recherche si prestigieux, cela ne peut être que fiable, sauf que : l’organisation Sweet Edge est un vaste projet de recherche suisse soutenu par le programme SWEET (Swiss Energy Research for the Energy Transition), financé devinez par qui ?
Par l’Office fédéral de l’énergie qui allonge annuellement quelque 30 millions francs !

Il va falloir constituer les alliances et réunir les fonds nécessaires pour obtenir la double majorité du peuple et des cantons : pas une mince affaire. Mais lorsque l’on a commencé la récolte des signatures, peu d’entre nous et encore moins nos adversaires, croyaient au fond d’eux-même que le succès serait au rendez-vous. Sans la moindre alliance avec un parti ou une ONG nationale, Paysage Libre Suisse et ses sections régionales ont réussi ce qui semblait être une chimère : réunir bien plus que deux fois 100’000 signatures validées.
Actuellement, les derniers sondages au niveau suisse donnent à peu près une égalité entre les partisans et les opposants aux éoliennes industrielles. Mais la campagne nous a montré à quel point la population suisse ignore tout de la problématique éolienne. Cela donne une marge de progression considérable pour les partisans de la protection du paysage et des droits communaux. Les chances sont réelles. Comme il n’y a jamais eu de campagne au niveau fédéral et seulement quelques uns dans les cantons et, comme l’a dit naïvement Suisse Eole, plus les gens sont informés plus il y a d’opposants à l’industrie éolienne.

Comme à Ste-Croix, il aura fallu des années aux promoteurs pour obtenir le feu vert juridique à la construction du parc de six machines. En confirmant un arrêt du Tribunal cantonal déniant la capacité pour agir dans cette affaire à Paysage-Libre Vaud, Le TF vient de rendre un dernier jugement qui autorise de fait le démarrage des travaux de construction.
Nous constatons que le recours est donc rejeté en raison d’une question formelle et que les arguments des opposants ne sont simplement pas été pris en compte.
Rappelons cette initiative pour la protection des forêts est actuellement en phase de récolte de signatures. Le texte précise des dispositions transitoires drastiques. En effet, les parcs qui ne satisferaient pas aux exigences de distances à la forêt devraient être démantelés rétroactivement s’ils ont été construits après le 1er mai 2024.
Visiblement fier d’avoir cru prendre Paysage Libre Suisse la main dans le sac, le journaliste Marc Guéniat n’a pas pris soin de vérifier les informations qui lui ont été fournies par Denis Julliard présenté comme patron d’un bureau d’ingénieurs actif dans le renouvelable. S’il l’avait fait, il aurait su que ce « Bernois » était surtout membre du comité de ProEole Berne, une association qui, comme nous n’avons révélé l’an dernier, a été créée avec quelques autres à l’initiative de Suisse Eole pour soutenir et renforcer sa propagande dans les cantons concernés. Il aurait alors compris que l’homme est un pilier de la lutte contre les opposants aux éoliennes et qu’il n’en n’est pas à son coup d’essai.

De la part d’un journaliste, c’est déjà ce qui s’appelle une faute professionnelle. Mais s’il a effectivement vérifié ses sources et qu’il n’a pas mentionné ce qui précède, la faute professionnelle de M. Guéniat est encore plus beaucoup plus grave !
Paysage Libre Suisse a donc demandé au journal un droit de réponse. L’article incriminé et la réponse se trouvent ICI.
A la lecture de l’article, on comprend en substance que Paysage Libre Suisse (PLCH) cacherait des informations financières majeures et obscures qui plus est, couvertes par un Office fédéral de l’environnement qui, sous la tutelle d’Alber Rösti*, refuse de donner lesdites informations. A tel point que le nommé Denis Julliard poursuit son combat contre l’OFEV jusqu’au Tribunal administratif fédéral. Tout seul ? Bizarre… quel dévouement !
D’autres affirmations fantaisistes citées dans l’article font également sourire : les membres de PLCH n’auraient aucune idée des comptes. Le comité aurait tout pouvoir y compris d’exclure un membre. La majorité de ses membres seraient propriétaires d’un terrain près d’une éolienne et seraient directement concernés, etc.
Toutes affirmations erronées tirées tout droit du… préavis rédigé par Suisse Eole en 2024 lors de la consultation réalisée avant l’octroi du droit de recours national à PLCH. Tiens donc !
*L’affreux Conseiller fédéral UDC, complice des anti-éoliens…

L’an dernier, le lobby Suisse Eole, ses alliés et ses mercenaires avaient claironné leur satisfaction en présentant les chiffres de la production éolienne de 2023 : 169 GWh !
Un record absolu qui justifiait plus que jamais les efforts en cours pour poursuivre l’expansion éolienne dans notre pays. Malheureusement, selon Swiss Energy-Charts, les chiffres moyens de l’année écoulée sont décevants.
Néanmoins, Suisse Eole reprend son discours triomphant et affirme qu’un nouveau record a été battu en 2024. Une analyse des chiffres (voir diagramme ci-dessus) montre que la baisse générale de la production a été seulement compensée par la prise en compte du nouveau parc de Ste-Croix avec ses 20.1 GWh produits en 2024.
Quelles que soient les sources officielles, quelle soit plus ou moins haute selon les années, la production éolienne n’en est pas moins misérablement anecdotique. En 2024, toujours selon Swiss Energy-Charts, elle n’était que de 0.2% de toute l’électricité produite en Suisse.

Les courants vagabonds (ou courants de fuite ou parasites) sont des courants électriques involontaires qui s’échappent du circuit fermé habituel et circulent à travers les parties conductrices, les installations ou le sol d’un bâtiment. Ils peuvent être très dangereux, voire mortels pour les animaux de rente dont la sensibilité est bien plus grande que celle des humains.

Très préoccupée par cette problématique en pleine croissance, l’association romande Prometerre a collaboré récemment avec la HAFL dans une étude consacrée au sujet. Les résultats sont particulièrement inquiétants : 37 % des exploitants agricoles interrogés déclarent être ou avoir été confrontés à ce type de problème. Dans certains cas, en dehors des conséquences dramatiques sur les cheptels allant de la diminution des performances jusqu’à la mort, des pertes financières induites peuvent facilement atteindre des dizaines de milliers de francs par année.
Dans la foulée, deux motions ont été déposées en octobre au Parlement fédéral par les conseillers nationaux Jacques Nicolet et Pierre-André Page. Elles demandent d’une part d’adapter les contrôles et les normes OIBT pour les bâtiments abritant des animaux et d’autre part d’encourager la formation de spécialistes en la matière.

Mais que viennent faire les éoliennes là-dedans ? C’est précisément ce que démontre un certain nombre de spécialistes internationaux qui ont recensé les problèmes et analysé le sujet avec la plus grande attention. Les dégâts sont spectaculaires et touchent pratiquement tout le monde agricole. C’était aussi le thème de la conférence donnée le 11 janvier 2025 à l’École d’agriculture de Grange-Verney près de Moudon par Mme Sioux Berger et M. Stéphane Le Bechec. La première est co-auteure du « Prix du vent » une bande dessinée très intéressante et révélatrice qui connaît un succès international.

Après une large et longue consultation de plusieurs mois auprès des partis, associations, milieux économiques et autorités cantonales, l’Office fédéral de l’environnement a préavisé favorablement ce printemps à la requête déposée par PLCH en 2023.
Le Conseil fédéral ayant validé la décision très récemment, Paysage Libre Suisse obtient donc le droit de recours au niveau national. Cette reconnaissance est d’une grande importance pour la suite des évènements.
Bien entendu, lors de la consultation, nos adversaires traditionnels qui vivent et se gavent des subventions de l’éolien se sont déchaînés dans leurs prises de position négatives à notre égard. Suisse Eole en tête qui déverse un flot d’allégations lamentables et nauséabondes, soupçonnant notamment des membres du comité PLCH de n’être là que pour défendre leurs propres intérêts privés !
Les partis sont guère enthousiastes se montrant méfiants quant aux risques d’abus susceptibles de freiner le bon fonctionnement démocratique.
Les premiers résultats de l’étude menée à Ste-Croix sur les nuisances ressenties par une partie de la population montrent que celles-ci sont bien réelles et parfois assez graves. Une campagne professionnelle de mesures des immissions devient indispensable.

Paysage Libre Vaud a commencé à collecter des témoignages d’habitants de Sainte-Croix concernant les nuisances éventuelles du parc éolien mis en service en janvier 2024. Trois-quarts de ces témoignages nous sont parvenus en réponse aux questionnaires distribués lors de la journée d’information du 5 mai et envoyés peu après à la population de la commune. Les autres ont été obtenus par sondage téléphonique.
Pour le village de Sainte-Croix proprement dit, nous disposons déjà à ce jour de 40 témoignages contrôlés et fiables :
Les personnes exposées au bruit ont plus volontiers rempli le questionnaire. Mais plusieurs opposants déclarés et membres de nos associations ont dit être faiblement dérangés, voire pas du tout, ce qui est un indice de bonne fiabilité des témoignages.
Il apparait que les plaintes proviennent de deux quartiers bien délimités, dont un en zone de sensibilité DSII (limite nocturne légale de planification 45 dB, y.c les facteurs correctifs +9dB, de l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB)). Ils sont situés à des distances comprises entre 600 et 900m des trois machines du Mont-des-Cerfs. Les plaintes portent principalement sur le bruit, mais plusieurs témoignages font aussi état d’un impact sur leur santé. Plusieurs personnes qui dorment la fenêtre ouverte doivent maintenant la fermer quand les machines tournent.
Les personnes contactées par téléphone décrivent les sons perçus de manière précise et concordante. Il est évident que l’évaluation chiffrée donnée plus haut est indicative. Elle est influencée par la sensibilité individuelle. Certes, chiffrer une intensité sonore sans appareil de mesure est nécessairement imprécis. Mais la concentration cohérente des observations d’intensité fortes et fréquentes dans 2 zones bien délimitées indiquent qu’une campagne professionnelle de mesures d’immissions* bien préparée doit être entreprise, ce que Paysage-Libre Vaud a l’intention de provoquer dans les meilleurs délais.
*Attention à ne pas confondre les immissions qui sont les valeurs reçues en provenance d’une ou plusieurs source(s) sonore(s) et les émissions qui sont celles qui sont produites par une source sonore. Elles peuvent être très différentes. (Source OFEV).

Le pari n’était pas gagné d’avance : en invitant les habitants de la région à faire part de leurs ressentis lors d’une réunion d’information, Paysage-Libre Vaud et l’association locale ASGMS prenaient le risque de se trouver devant une salle vide. En effet, jusqu’à lors, toutes les tentatives faites par les journalistes et autres curieux pour savoir comment la population vivait depuis la mise en fonction des six machines du Mont des Cerfs et des Gittaz s’étaient heurtées à une quasi-omerta. Face aux questions, les soucis de ne pas s’exposer, de ne pas froisser les voisins, de ne pas être pris au sérieux étaient le plus souvent avancés pour se taire.
Samedi 4 mai dernier, ce sont pourtant plus de 60 personnes qui ont eu le courage de se déplacer et ont échangé sur le sujet. Dans une atmosphère sereine, plus d’une dizaine de témoignages parfois poignants ont permis une première approche qui démontre la variété des nuisances plus ou moins graves que les gens peuvent éprouver : cela va des problèmes visuels, stroboscopiques ou non, aux problèmes liés aux sons, graves ou aigus, souvent lancinants. Bien entendu les conditions météo ainsi que le moment de la journée ou de la nuit jouent un rôle très important.
Cette réunion n’était que le début d’une opération plus importante visant à recenser et documenter les divers ressentis d’une population citadine et dense située à quelques centaines de mètres des éoliennes, des distances que de nombreux pays ont déjà interdites. Ce sera utile non seulement pour les Sainte-Crix puisqu’en fonction des résultats on pourra alors agir pour faire respecter la législation (notamment l’OPB contre le bruit). Mais ce sera également très utile pour les habitants concernés par les autres projets éoliens, ailleurs dans le canton ou en Suisse.
A cet effet, un questionnaire sous forme de flyer est diffusé fin mai à l’ensemble de la population de la région .
Il est aussi possible de le télécharger en cliquant sur ce lien ou en photographiant le QR code ci-dessous :

Tribunal Fédéral a donné raison aux opposants dans leur recours contre le Plan partiel d’affectation (PPA) du projet éolien de Bel Coster.

En présence d’un plan d’affectation portant sur un projet concret, le principe de coordination exige qu’une pesée des intérêts complète soit effectuée dès le stade du plan d’affectation et qu’il soit garanti que les dispositions sur la protection des biotopes et des espèces sont respectées. Ce n’est visiblement pas le cas.
Le TF relève ensuite que la CDAP a estimé que le dossier d’enquête devait être complété sur plusieurs points : avifaune, eaux.
Se fondant sur ces éléments, les juges confirment intégralement l’argumentation du recours, selon laquelle l’autorité planificatrice doit se baser sur une analyse exhaustive des éléments pertinents au stade du PPA déjà, et ne peut pas attendre la procédure du permis de construire pour compléter les lacunes de l’étude d’impact, à propos de la Bécasse des bois, du Milan royal, de L’Aigle royal, du Grand-Duc, des oiseaux migrateurs et de la protection des eaux, au risque sinon de fausser la pesée des intérêts.
Le TF est également d’avis que les études complémentaires nécessaires pourraient conduire à la suppression ou au déplacement d’une ou plusieurs machines, ainsi qu’à des mesures de réduction de la production susceptibles de remettre en cause la pesée d’intérêts globale qui doit être effectuée à ce stade.
Il s’ensuit que les décisions cantonales et communales sont toutes annulées et qu’il appartiendra au canton et aux communes de statuer à nouveau après avoir complété le dossier. Autrement dit, les promoteurs et les autorités vont devoir recommencer (presque) à zéro.
Il est à relever que si la loi sur l’énergie (Mantelerlass) est acceptée le 9 juin prochain, une telle décision deviendrait impossible, la production de l’électricité passant désormais avant toute considération de protection de la nature. Il faudra donc voter NON le 9 juin !
Chacun le sait, Suisse Éole est un lobby, largement financé par la Confédération, dont les membres sont pour l’essentiel des organisations privées et publiques directement intéressées économiquement et politiquement au développement de l’éolien suisse.
Le lobby éolien clame depuis vingt ans que cette énergie a le vent en poupe en Suisse. Hélas, avec 3 pour mille des besoins helvétiques en électricité, la production éolienne suisse actuelle est toujours misérablement confidentielle. Ce qui n’empêche pas ses thuriféraires de proclamer chaque année des records de production que reprennent avec enthousiasme des médias peu critiques mais dociles.
Et comme les subventions et des lois de plus en plus indécentes n’y changent pas grand chose, et que la population commence à se rebiffer à coup de référendum et d’initiatives, il convient de prêcher la bonne parole auprès des populations ignorantes. Celles-ci n’ont pas encore compris tout le bonheur et la fierté qu’elles allaient éprouver avec les éoliennes industrielles qu’on devrait leur infliger au nom de l’autonomie énergétique.

C’est ainsi que depuis plus d’une année, Suisse Eole essaie de créer un mouvement populaire dans tout le pays : « ProEole Suisse » dont nous avons déjà parlé dans notre Bulletin d’information No 32. Apparemment très fière de ses résultats, Suisse Eole vient de publier un article au titre ronflant : « Suissesses et Suisses unies en faveur de l’énergie éolienne »
Au moment où les associations de Paysage Libre se multiplient un peu partout, il ne s’agit que d’un contrefeu poussif. Une escroquerie intellectuelle de plus qui permet, à nos frais, d’étendre les métastases du cancer éolien.
Après avoir préparé l’affaire depuis plus d’une année, Paysage Libre Suisse a réussi à convaincre un groupe de personnalités de soutenir deux initiatives populaires qui se complètent.
Liée à toutes sortes d’arrangements politiques, la passivité de la majorité des élus défenseurs de l’environnement et des ONG environnementales devant les centaines d’éoliennes qui menace le pays devient insoutenable. Longtemps méprisés et jamais écoutés, il est apparu aux membres de Paysage Libre Suisse qu’il était nécessaire de prendre les devants pour se faire entendre. Une assemblée générale réunie en automne 2023 ayant plébiscité la démarche, le comité a été conforté dans son action. Il s’est donné pour tâche de constituer deux comités d’initiatives. Les deux initiatives ont été annoncées lors d’une conférence de presse au Palais fédéral, le 29 janvier 2024.
CLIQUEZ POUR VOIR LE COMMUNIQUE DE PRESSE !

La protection de la nature est désormais clairement menacée par l’installation de grands parcs éoliens en Suisse. Au nom de la protection du climat, on n’hésite pas à planifier la déforestation d’importants espaces naturels pour y installer des éoliennes géantes. Abattre des espaces verts pour protéger le climat est un non-sens absolu !
Cette initiative demande que la nature soit protégée contre l’installation d’éoliennes en forêt.

L’environnement de notre lieu d’habitation est déterminant pour le bien-être et la qualité de vie. La beauté du paysage ou la proximité d’espaces verts permettent de se ressourcer en jouissant des bienfaits de la nature. La planification de parcs éoliens menace la qualité de vie et le bien-être offert par l’environnement du lieu d’habitation.
Cette initiative demande que chaque projet éolien soit soumis au vote des citoyennes et citoyens dans les communes impactées par leur installation. Ainsi, la population aura le droit de défendre son bien-être, sa qualité de vie et l’attrait de sa commune.
Au moment de présenter un projet éolien, les promoteurs ne manquent jamais de souligner que les normes légales ont été respectées scrupuleusement. En matière de nuisances sonores où elles invoquent systématiquement les normes de l’OPB, ordonnance de 1986 (!) dans laquelle le mot éolienne n’apparaît jamais. Dès lors, sans aucune base légale, une distance de 300 m. est souvent évoquée par les autorités et tribunaux pour fixer un minimum « consensuel ». Les opposants ont beau répéter que de nombreux pays européens exigent des distances égales ou supérieures à 1000m. : rien n’y fait. En Suisse nous dit-on, chaque cas est différent. Circulez, il n’y a rien à voir !
La nouvelle étude du physicien J-B. Jeanneret démontre clairement que dans bien des cas, même l’OPB actuelle n’est pas respectée, et de loin.
Ci-dessous : l’exemple de Ste-Croix

« Les normes et recommandations utilisées jusqu’à aujourd’hui pour le traitement des nuisances sonores éoliennes ne sont pas très bien adaptées à l’augmentation de taille et de puissance des éoliennes. Un document de l’EMPA traite spécifiquement des éoliennes. Publié en 2010, ses exemples traitent de rotors de 50m de diamètre ou moins, et de hauteurs maximales de 100 m. Les basses fréquences sont brièvement discutées comme une source éventuelle de nuisance (…) Aujourd’hui les projets de parc éolien envisagent l’installation de machines hautes de 200 à 250m, avec des axes de rotor à 150m ou plus. Les conséquences sont multiples et convergent vers un potentiel de nuisance augmenté en lien en particulier avec les basses fréquences. »
Au final, l’étude démontre qu’une série d’aspects nouveaux liées aux éoliennes doivent être considérés dans leur ensemble et leurs interactions respectives. Il s’ensuit un tableau des distances auxquelles les éoliennes devraient au minimum se trouver pour respecter l’OPB (voir ci-contre). Sa lecture attentive montre que bien des éoliennes actuelles et futures devraient être supprimées.


Après les déconvenues répétées du parc de Gries au Nufenen, c’est maintenant celui du St-Gothard qui tient la vedette. Quoi que… En effet, ses résultats désastreux en 2022 n’ont pas fait l’objet d’une communication quelconque de nos chers médias tant admiratifs des hélices blanches.
Venons-en aux faits : en octobre 2020, les SIG (Services Industriels de Genève) annonçaient fièrement l’inauguration du parc éolien du St-Gothard. Celui-ci, après un investissement de
CHF 32 mios, devait produire entre 16 et 20 GWh par année. Ce serait largement suffisant pour couvrir tous les besoins en électricité de la Vallée de la Léventine.
Les résultats de 2022 viennent de tomber : avec seulement 12 GWh, le résultat est bien en-dessous du minimum annoncé. C’est 33 % en-dessous de la moyenne prévue.
Évidemment, les conséquences financières sont calamiteuses : une première estimation permet d’affirmer que la perte d’exploitation pour 2022 atteindra pratiquement le million de CHF. Cette somme sera épongée par les SIG et surtout les autres partenaires financiers et au final, par les consommateurs.
Quoi qu’il en soit, on a ici une preuve de plus que les éoliennes auront du mal à atteindre leurs objectifs de production. En revanche, nul doute qu’elles vont contribuer très efficacement à la hausse des prix de l’électricité.
Avant même que les débats sur l’actuelle révision de la loi sur l’énergie (LEne) ne soient terminés lors de la prochaine session d’automne, le Conseil fédéral propose déjà une nouvelle révision de la loi sur l’énergie. Dans un communiqué du 22.06.23, il exprime son intention de mettre les bouchées doubles sur les renouvelables afin de concrétiser les objectifs acceptés par le peuple lors des votations du 18 juin sur la loi Climat.
Et cette fois-ci, il n’y va pas de main morte n’hésitant pas à bousculer la démocratie. Qu’on en juge :

La conséquence de cette révision serait sans aucun doute la prolifération quasi incontrôlée de milliers d’éoliennes dans notre pays. Au moment où plusieurs sondages ont fait clairement apparaître l’attachement des Suisses à leurs paysages, ces derniers, la biodiversité et la démocratie seraient sacrifiés sans état d’âme sur l’autel de l’énergie !
Pour le seul canton de Vaud, il est à prévoir que le chiffre prévu actuellement par le plan directeur (environ 160 éoliennes) serait multiplié par trois ou par quatre ! On ne verrait plus que des éoliennes dans nos paysages, sauf sur les bords du lac ?
Manque de chance : c’est précisément quand nos autorités mettent une pression politique inouïe pour construire des éoliennes que l’on se rend compte de l’essoufflement technique de cette énergie en Europe. Car malgré des augmentations sensibles de la puissance installée, la production l’électricité éolienne ne progresse plus.
Les chiffres sont impitoyables : Depuis quelques années malgré une augmentation de la puissance installée d’éolienne la production de ces dernières en Europe stagne voire diminue. C’est ainsi qu’en France malgré une augmentation de la puissance installée qui est passée de 17,6 GW en 2020 à 20,6 GW en 2022, on a assisté à une diminution globale de la production électrique des éoliennes terrestres sur la même période. Les raisons sont multiples et sont clairement décrites en détail dans l’article ci-joint de Fabien Bouglé paru sur le site FACTUEL parmi lesquelles : vieillissement des éoliennes, « effet sillage » à grande échelle, baisse des régimes des vents en Europe.
Le Conseil fédéral ne s’était pas vraiment illustré avec sa politique énergétique 2050 qui s’est avérée être un échec cuisant. Mais il persiste et signe dans l’erreur en misant sur un cheval qui s’essouffle déjà au plan européen.
Notre exécutif est visiblement en train d’envoyer notre pays au tapis énergétique et il y a fort à parier que le parlement suivra sagement, obnubilé qu’il est par la peur de manquer d’énergie…

A quelques semaines de la votation sur la loi climat, l’EPFL n’hésite pas : sur son site Internet, elle affirme qu’une nouvelle étude publiée en collaboration avec la HES-SO Valais nous apprend que la neutralité carbone et l’indépendance énergétique sont « théoriquement possibles » d’ici 2050, ceci à des coûts plus faibles que les coûts actuels. Magnifique, qu’attendons-nous pour le faire ?
Évidemment les médias, RTS en tête, reprennent l’information sans en analyser les tenants et aboutissants de manière critique. Elles le devraient : cette étude repose sur des modélisations et reste très théorique. À y regarder de plus près, on remarque rapidement que certaines hypothèses ne se réaliseront jamais.
Sous l’angle de l’énergie éolienne par exemple, on constate que la puissance éolienne installée mentionnée dans cette étude varie de 8.4 à 20 GW (considéré comme « potentiel éolien maximum »), ce qui signifie entre 2’800 et 6’600 éoliennes de 3MW et au moins 200 mètres de hauteur sur territoire suisse. Sans même parler des toutes les contraintes territoriales (montagnes, zones urbanisées, etc.) qui rendent ce chiffre fantaisiste, la confrontation à la réalité des projets planifiés est sans appel. Selon le lobby éolien Suisse Eole, il existe actuellement en Suisse 309 éoliennes planifiées dans 53 parcs ou projets, qui sont soit en procédure soit inscrits dans une planification directrice. Seules 41 machines sont en fonction à ce jour.
L’Alliance environnement, regroupant les principales ONG de protection de l’environnement suisses, estime que 400 éoliennes au maximum sont compatibles avec l’indispensable préservation de la biodiversité dans notre pays.
Sans remettre en cause la rigueur scientifique de l’étude, qui opère avec des modèles et des scénarios, PLVD regrette l’utilisation politique qui en est faite, en particulier par l’EPFL. La communication médiatique est en effet trompeuse ; elle vise à faire croire qu’il est aisé et peu coûteux de remplacer toute l’énergie fossile et toute l’énergie nucléaire par des nouveaux renouvelables, alors que les hypothèses sous-jacentes de l’étude, notamment celle du nombre d’éoliennes à mettre en place, sont totalement irréalistes, sans même entrer dans la discussion de leur opportunité.
L’énergie et le climat sont des enjeux majeurs, qui méritent une information objective et rigoureuse ; la science et l’ingénierie doivent évidemment y apporter leur indispensable contribution, en toute indépendance et sans faire de politique.
Comme nous l’avons relevé dans nos précédents Bulletins d’information, les Suisses ne veulent pas sacrifier leurs plus beaux paysages au profit de constructions énergétiques, notamment éoliennes.
Une étude d’opinion réalisée par Tamedia fin 2022 auprès de 50’000 personnes vient d’être publiée. Elle s’ajoute aux précédentes et enfonce le clou. Comme on le voit en jaune sur la figure ci-dessous, avec 73 % des opinions, les beaux paysages viennent clairement en tête du classement de ce que les habitants apprécient en Suisse.

Si l’on en croit les tendances qui prédominent actuellement à Berne, nos parlementaires et certains offices fédéraux ne semblent pas en avoir vraiment conscience.
Pensent-ils que leurs angoisses énergétiques sincères ou opportunistes seront assez fortes pour submerger ces sentiments qui font partie des gênes de nos habitants ?
Pensent-ils que le peuple se laissera convaincre de faire le sacrifice d’une part essentielle de sa qualité de vie ?
Rien n’est moins sûr : la majorité des récentes votations locales sur les éoliennes montrent par leur rejet des parcs que la résistance est vigoureuse. Surtout lorsque les habitants sont informés concrètement de ce qui les attend. C’est plus facile aujourd’hui qu’hier parce que l’opinion publique s’enrichit de l’expérience de cas concrets comme Ste-Croix. Elle commence à réaliser ce qu’on entend lui imposer sous prétexte de crise énergétique ou de protection du climat.
Mais les partisans de l’éolien préparent déjà la riposte : « puisque les habitants des régions concernées (donc souvent des communes) ne veulent pas des éoliennes, on va leur enlever le droit de se prononcer sur le sujet ». Plusieurs gouvernements cantonaux tentent d’exclure les communes des décisions relatives aux projet éoliens les concernant. Et comme on le sait, le parlement lui-même va dans ce sens.
En attendant, les inévitables référendums qui vont avoir lieu dans les mois prochains pour calmer le délire législatif actuel permettront de confirmer nos propos.

Comme vous vous en souvenez certainement, le projet EolJoux avait été rejeté par le Tribunal cantonal en mars 2021, fait suffisamment rare pour être relevé. Insatisfaite, la commune du Chenit a immédiatement fait recours au Tribunal fédéral.
Bonne nouvelle : ce recours vient d’être rejeté et le projet tombe à l’eau définitivement. Voir le communiqué commun des opposants annexé au présent courriel.
Voir communiqué de presse des opposants
Définitivement rejeté ? pas si sûr : comme nous l’avons déjà relevé, les promoteurs ont l’intention de repartir à l’assaut avec un projet ramené à quatre éoliennes au lieu de sept. En prévision de ce nouveau projet qui va encore prendre de nombreuses années, votre fédération vaudoise a déjà commencé à préparer la contre-offensive en étroite collaboration avec les associations locales suisse et française que sont Eoliennes vraiment ? et SOS Bois d’Amont.

L’étude SOTOMO mandatée par les BKW dont nous vous avions parlé en octobre dernier montrait clairement que les Suisses privilégient la nature et un environnement intact. Une nouvelle étude réalisée cette fois par l’insoupçonnable Institut fédéral pour la forêt, la neige et le paysage (WSL) met les points sur les i. Elle confirme la tendance et montre que les éoliennes sont désormais rejetées par une écrasante majorité de la population à 86%, en croissance marquée depuis 2018. Citation :
« Malgré la menace d’une pénurie d’approvisionnement en hiver et les prix élevés de l’électricité : Les installations d’énergie renouvelable dans les Alpes vierges restent un tabou pour la population suisse. C’est ce que montre la récente répétition d’un sondage réalisé en 2018 par des chercheurs de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. En revanche, l’acceptation des installations photovoltaïques a massivement augmenté pour les sites situés dans les régions de montagne qui disposent déjà d’infrastructures touristiques.«
Paysage Libre Suisse montre que les mercenaires de Suisse Eole sont dans les cordes. Leur sponsor, l’Office fédéral de l’énergie devrait enfin ouvrir les yeux ! Notre combat pour préserver les paysages suisses est donc pleinement justifié !
Version originale de l’étude : https://www.wsl.ch/de/newsseiten/2022/12/schweizer-bevoelkerung-will-keine-energieanlagen-in-unberuehrten-alpenlandschaften.html

Dans son récent jugement, le TF a rendu un verdict sans appel qui rejette tous les griefs formulés par les recourants en s’appuyant sur la nouvelle Loi sur l’énergie.
Un commentaire réalisé par nos avocats sur la pesée des intérêts réalisée par le TF en résume l’esprit :
« Le Tribunal fédéral procède à une courte pesée globale des intérêts et en déduit que l’intérêt national à la production électrique, ici sensiblement supérieur au seuil prévu par l’article 9 alinéa 2 OEN, doit l’emporter sur les autres intérêts en présence, ce en particulier en raison du fait qu’aucune règle spéciale fédérale sur la protection des biotopes, des espèces animales ou de l’environnement ne fait impérativement obstacle au projet. L’impact paysager est qualifié de tolérable dans la balance des intérêts et la sécurité des usagers des alentours du parc est à son sens également correctement pris en compte. Il valide donc le PPA et rejette le recours ».
Bien heureusement, la messe n’est pas encore dite dans le Jura : les éoliennes doivent encore être mises à l’enquête au Mollendruz et à Sur Grati. Le recours au TF n’est pas encore jugé à Bel Coster ni à EolJoux. Provence et Grandevent ne sont pas encore sorti des cartons. Et surtout à Grandsonnaz, la bataille politique est à son comble dans les communes de Bullet et de Fontaines-sur-Grandson. Des espoirs demeurent…
Les chambres fédérales discutent des mesures urgentes à prendre pour augmenter la production d’électricité indigène en prenant tous les raccourcis législatifs possibles. Elles sont prêtes à sacrifier des dizaines d’années de lutte pour préserver la biodiversité.
Dans le même moment, saluons le coup de gueule de plusieurs dizaines de scientifiques suisses qui pour une fois, sortent de leur réserve et remettent l’église au milieu du village :
la transition énergétique ne peut se faire aux dépens de la biodiversité !

Article paru dans Le Temps de ce jour dont l’illustration est pour une fois pertinente et éloquente.https://paysage-libre-vd.ch/wp-content/uploads/2022/11/Appel-biodiversite-09.11.22.pdf
A l’appui de cette prétention, des diagrammes volontairement trompeurs sont utilisés. Ceux-ci comparent les énergies hydraulique, photovoltaïque (PV) et éolienne en pourcentage de leurs productions annuelles respectives réparties par mois (données pour 2017 et 2018, figure ci-dessous). Cette figure fait totalement illusion si l’on croit que l’on consomme des pourcents et non des KWh.

Si l’on veut avoir une idée de la réalité, le diagramme doit être refait, par exemple avec les productions annuelles prévues actuellement pour 2050 : 39 TWh d’hydraulique, 40 TWh de
PV et 4.5 TWh d’éolien. Le résultat est impitoyable : l’éolien produit moins que le photovoltaïque, même en janvier et beaucoup moins que l’hydraulique. Sa contribution est marginale, et même contre-productive car les moyens financiers investis seraient bien
plus utilement engagés dans des techniques de stockage saisonnier. Bien sûr, la figure ci-dessous est aussi simpliste que celle des pourcents dont elle est dérivée mais une approche
basée sur une étude plus travaillée est présentée dans notre Bulletin d’information no. 12.

En bref, pour compenser le déficit hivernal, une production éolienne de 26 TWh/an serait
nécessaire, soit 5000 machines. Pour le seul canton de Vaud, il y faudrait 5 TWh/an (850
machines, environs 100 parcs éoliens au lieu de la quinzaine prévue aujourd’hui).
Depuis des années, Suisse Eole clame sur tous les toits que la production éolienne est plus
forte en hiver qu’en été. Ce n’est pas faux mais la production éolienne est insignifiante et le
restera, sauf à construire des milliers d’éoliennes en Suisse. Quoi qu’il en soit, cela ne justifie
pas la prétendue « ultra importance de l’éolien en hiver » proférée en boucle depuis des
années par les mercenaires* de Suisse Eole. Deux tiers de pas grand-chose, cela reste pas
grand-chose et n’en fait pas le pilier hivernal de la transition énergétique ! Par ailleurs, la
question des fréquentes et imprévisibles absences de vent n’est toujours pas réglée
puisqu’il faudrait des importations d’électricité et/ou des usines à gaz pour compenser ces
dernières. Par les temps qui courent c’est loin d’être gagné…
* Rappelons que Suisse Eole n’a pas de personnel salarié mais mandate deux bureaux spécialisés dans l’ingénierie et la communication liées à la transition énergétique : Planair SA et Enco AG, qui facturent des honoraires financés à coups de millions par l’OFEN (Office fédéral de l’énergie).
Après la récente publication de l’étude de l’institut SOTOMO mandatée par les BKW, la plupart des médias ont donc titré selon leurs sensibilités. Par exemple : « presque la moitié des Suisses se disent respectueux du climat » ou « Pour 75% de la population, la transition énergétique est trop lente ». Des banalités qui n’incitaient pas à vouloir en savoir beaucoup plus. En réalité, le champ d’investigation de cette excellente étude était beaucoup plus large et ambitieux que les médias pouvaient le laisser croire.

Il s’agissait de questionner les Suisses sur leur vision d’un « Avenir où il fera bon vivre ». Le but étant « contribuer à identifier les défis concrets liés au changement climatique et montrer où trouver des solutions possibles ». Cela supposait de traiter un ensemble de sujets complémentaires : climat et ressources, conscience et action écologiques, énergie, bâtiment, infrastructures.
Les résultats sont à la fois surprenants et réjouissants. Ils montrent qu’« une nature et un environnement intacts font partie intégrante de la conception de la prospérité de la population. La motivation à adopter un comportement plus durable sert en premier lieu à protéger la nature ».
Quant aux solutions renouvelables, on est bien loin de l’acharnement actuel de certains à développer l’industrialisation de nos paysages. La majorité des Suisses interrogés appellent de leurs vœux une accélération de la transition énergétique (le nucléaire qui n’est encore soutenu qu’à 41%). Ils soutiennent bien le développement du renouvelable, mais pas n’importe lequel : d’abord l’hydraulique, le solaire puis loin derrière, l’éolien.
À ce sujet, cette dernière affirmation met les points sur les i : « seuls 29%* des personnes interrogées voudraient avoir des éoliennes dans leur environnement proche. En revanche, si elles sont installées loin de chez elles, 50% y sont favorables ». Ce n’est vraiment pas folichon et on souhaite bien du plaisir à ceux qui rêvent d’implanter des milliers d’éoliennes en Suisse pour se faire de l’argent sur le dos des consommateurs.
* A peine plus que le nucléaire qui est à 24%

Lors de sa séance du 4 juillet 2022, notre comité a désigné comme nouveau président Jean-Bernard Jeanneret, physicien et Dr. sc, . Depuis quelques années, il est aussi responsable scientifique de notre association.

Il succède à Bertrand Clot qui a assuré cette fonction avec compétence et diplomatie depuis la création de Paysage-Libre Vaud en juillet 2013. Ancien président du Grand Conseil, ce dernier qui reste membre du comité fonctionnera comme conseiller politique.

Pour que le parc éolien de Grandsonnaz voie le jour, les législatifs des quatre communes concernées doivent lever les centaines d’oppositions qui ont été déposées lors de la mise à l’enquête et accepter le PPA (plan partiel d’affectation).
Lundi 20 juin, trois d’entre eux se sont déjà prononcés :
Quant à lui, le Conseil général de Fiez se prononcera à la fin de l’été pour permettre à la commission de digérer les nombreuses pages du dossier.
Comme le souligne 24 Heures, c’est donc une situation confuse où la moitié du parc tombe (Fontaines) et où tout peut se passer dans deux autres communes… Le parc éolien de Grandsonnaz est donc en grande difficulté et tous les espoirs sont permis.
Mais il est évident que les promoteurs (Services Industriels de Genève) ne baisseront pas les bras et qu’ils préparent déjà un certain nombre de contorsions démocratiques. La suite promet d’être agitée et de fortes pressions vont être exercées sur les habitants.
Voir le communiqué de presse commun de Paysage-Libre Vaud et Vol au Vent
Après les propositions anticonstitutionnelles de Mme Sommaruga de modifier la Loi sur l’énergie (LEne) pour museler les opposants, l’USAM (Union Suisse des Arts et Métiers) pousse le bouchon encore plus loin en reniant toutes ses valeurs libérales et démocratiques.
Selon un article de NZZ am Sonntag du 22 mai 2022, l’USAM vient d’écrire au Conseil fédéral pour exiger purement et simplement de suspendre les droits d’opposition relatifs aux grandes installations renouvelables.
C’est beaucoup plus que ce que demande Mme Sommaruga et c’est totalement irréaliste. Mais cela démontre à quel point certains milieux d’affaires et politiques ont été intoxiqués par la propagande nauséabonde que Suisse Éole distille depuis des années avec les millions de la Confédération ; avec vos millions…
Tant qu’à faire, on pourrait faire plus simple en instaurant la loi martiale et en embastillant les opposants tels que les membres de Paysage-Libre Vaud et les dirigeants des ONG ?

Comme celui de Bavois, le projet d’Essertines-sur-Rolle est dans les mains de la société allemande Vento-Ludens et des SIG de Genève. Grâce au travail mené par notre association locale Pieduvent St-Oyens, le Conseil général s’est récemment saisi de l’affaire. Une première séance a permis notamment de déposer deux interpellations ainsi qu’une motion. La procédure d’examen d’un moratoire de 10 ans est lancée avec la nomination d’une commission ad hoc.
Cet article du Journal de la Côte résume bien la situation qui est finalement très proche de celle de Bavois. Rappelons que les éoliennes d’Essertines-sur-Rolle, comme celles de Bavois, seraient les plus hautes de Suisse avec 230m. Pour vous faire une idée, vous pouvez visionner le film réalisé sur les deux parcs voisins que sont Bière et Essertines-sur-Rolle.
La municipalité qui veut conduire toutes les démarches jusqu’aux mises à l’enquête promet le moment venu d’organiser une votation populaire. L’expérience nous montre que cette manière de faire coûteuse pour toutes les parties est à éviter à tout prix et que, dans le cas d’un conseil général, la votation n’est pas obligatoire.
Après un travail considérable pour y parvenir, l’équipe de l’association Vents Contraires à Bavois a réussi. Elle a convaincu le Conseil communal de considérer comme recevable le moratoire de 10 ans demandé par la motion Daniel Schwab.

Cette motion a été déposée au printemps dernier. Mais plusieurs démarches des autorités avaient tendu à la considérer comme formellement irrecevable. Pour ce faire elles ont évoqué le fait que la planification éolienne vaudoise doit être considérée comme étant de droit supérieur. En gros, les communes ne pourraient pas s’opposer à l’implantation d’un parc éolien sur leur territoire.
L’avis de droit du professeur Grisel a été déterminant. Il conclut que rien dans les lois fédérales ou cantonales actuelles ne permet d’affirmer que les la Confédération ou le canton peuvent imposer un parc éolien. La motion est donc recevable. La décision a donc été prise le 8 mars 2022 par le Conseil communal par 16 voix contre 12 et quelques abstentions.
Même si la bataille n’est pas définitivement gagnée, car d’autres épisodes sont encore possibles, c’est une victoire très importante dans la lutte contre le projet éolien de Bavois. Elle signifie que la majorité des élus communaux sont contre le projet. De là à extrapoler pour l’ensemble de la population, il n’y a qu’un pas qu’un vote général devrait permettre de franchir, vote qui est demandé par les opposants depuis le début.
Le film ci-après montre l’énormité et sa proximité avec le village. Il est révélateur de conséquences paysagères inacceptables https://youtu.be/w7Mq6Xl1IK0.

Cette affaire montre une fois de plus que plus les gens sont informés, plus ils rejettent cette solution boiteuse, destructrice, inefficace et coûteuse qu’est l’éolien.
Le lobby éolien Suisse Éole peut pavoiser : le Tribunal fédéral vient de rejeter les recours formés contre le PPA (plan partiel d’affectation) du parc éolien du Chalet-à-Gobet (EolJorat Sud). Les considérants ne sont pas encore connus.

Comme on le voit dans le film qui montre les deux parcs prévus dans le Jorat, c’est indéniablement un coup dur pour les paysages magnifiques du Jorat et les zones de loisirs des hauts de Lausanne. Rappelons que la Ville de Lausanne qui n’est pas à une contradiction près, a la prétention de développer dans la même région un parc naturel périurbain

L’affaire n’est toutefois pas terminée puisque chacune des éoliennes doit encore être mise à l’enquête. Gageons qu’elles se heurteront à coup sûr à de nouvelles oppositions, bien plus nombreuses que pour le plan d’affectation.
Si cette fois-ci ils ne se mobilisent pas, la plupart des habitants qui habitent ou fréquentent régulièrement la région auront perdu la dernière occasion de sauver notre beau Jorat. Ils s’en rendront compte, certes plus tard. Trop tard.
Chaque fois qu’un projet de parc est présenté au public et aux médias, un argument impressionnant revient systématiquement : les milliers de ménages qui vont être alimentés. C’est de nature à convaincre les foules crédules et ébahies.

Un exemple parmi d’autres : sur la page d’accueil du parc de Grandsonnaz, Ennova qui en est le promoteur avec les communes de la région, annonce fièrement que le parc produira au moins 85 millions de kWh/an ce qui représente l’équivalent de 24’000 ménages.
Bravo! sauf que… ces ménages-là n’existent pas dans la réalité. Réalité que l’on va découvrir ci-dessous.
Les valeurs servant à faire ces calculs sont purement théoriques (3’500 kWh par année, chiffre 2014), celles d’un ménage-modèle (2 personnes, chauffe-eau non-électrique, où sont exclus : radiateur d’appoint, aquarium, PC gamer, humidificateur, etc.), tel que préconisé par Suisse Energie (bureau de propagande de l’OFEN) dans sa brochure sur la consommation électrique d’un ménage.
Dans la réalité, comme le dit elle-même Suisse Energie, les ménages suisses consomment en moyenne 5’000 kWh par année. Et cela va fortement augmenter du fait de la tendance à l’électrification croissante, due notamment aux véhicules électriques. Mais refaisons le calcul avec les chiffres actuels : il ne reste que l’équivalent de 17’000 ménages alimentés par Grandsonnaz.
Si l’on considère les autres consommations électriques telles que l’industrie, l’éclairage, et les transports, la consommation directe et indirecte due à un ménage sur l’ensemble de la consommation suisse augmente à plus de 15’000 kWh par année ! Refaisons donc encore le calcul : il ne reste plus que l’équivalent de moins de 5’700 ménages alimentés par Grandsonnaz.
Encore une question : pourquoi parle-t-on toujours d’équivalent , terme dont les promoteurs se passeraient volontiers ? Parce qu’un parc ne peut produire que lorsqu’il y a suffisamment de vent. Et que lorsque qu’il en y a trop ou pas assez, il ne produit rien. On doit alors faire appel à une autre électricité immédiatement disponible, le plus souvent importée, bientôt peut-être des centrales à gaz suisses, émettrices de CO2. Sans cette électricité de secours, il n’y a alors simplement plus du tout de ménages alimentés par Grandsonnaz. En clair, un parc éolien ne peut jamais affirmer alimenter des milliers de ménages mais seulement leur équivalent car son électricité, quand il y en a, est distribuée par le réseau Swissgrid.
Les promoteurs de Grandsonnaz ne sont pas les seuls. À une exception près (EolJoux) tous les autres ont systématiquement exagéré leurs chiffres et en ont faussé délibérément l’interprétation. C’est grave parce que les tribunaux reprennent souvent ces chiffres tels quels.
Helvetia Nostra, Paysage-Libre Vaud et SOS Jura accueillent avec déception de la décision du TF de rejeter leur recours contre le PPA du parc éolien « Sur Grati », au-dessus de Vallorbe. Le TF considère décidément que le développement des parcs éoliens l’emporte sur toute autre intérêt, fût-il également national.

Bien que les permis de construire concernant les 6 turbines d’une hauteur de 210 mètres n’aient pas encore été délivrés par les communes, la validation du site d’implantation constitue une grave insulte à la majorité des habitants de ce pays qui tiennent à la protection de la biodiversité et du paysage (voir ci-dessous).
Pas étonnant que les choix qui se posent aux décideurs amènent à des pesées d’intérêts totalement absurdes. De toute évidence, il y a du souci à se faire pour les crêtes du Jura suisse qui sont en train d’être sacrifiées à une chimère énergétique à la mode.
Un sondage mené par Pro Natura en 2021 auprès de 1200 particuliers et 1100 professionnels a mis en lumière la très grande valeur accordée à la diversité des espèces et au «caractère originel» des espaces. Sur la carte ci-dessous, publiée sur le site de Pro Natura, on est frappé par la proximité entre les zones à conserver et celles qui sont prévues pour les parcs éoliens.
En ces temps difficiles pour les défenseurs des paysages et de l’environnement, la pression en faveur des éoliennes est à son comble. Dans ce contexte, les campagnes de communication officielles se succèdent à une cadence encore jamais vue.

Tous les moyens sont bons aux promoteurs, autorités et certains médias pour faire croire à une large acceptation des éoliennes par la population. Un exemple parmi d’autres : pour démontrer ladite acceptance, Mme Sommaruga affirmait en octobre 2021 au Forum des 100 que sur 24 projets de parcs éoliens soumis à la population locale, 19 auraient été acceptés, soit près de 80%. Pas de chance pour elle : en réalité, seuls 55% des projets (16 sur 29) ont passé, ce qui est loin d’être une large approbation.
Et le reste est à l’avenant. Si l’on considère plus généralement les objets portant sur l’éolien, 55% d’entre eux ont été refusés. Les statistiques des votations législatives et populaires démontent clairement la tricherie officielle. Elles nous montrent en plus que depuis plusieurs années le mouvement est en train de se renforcer.
(cliquer sur l’image pour l’agrandir).


S’il arrive souvent aux éoliennes de manquer d’air, ce n’est pas le cas de Simonetta Sommaruga. Dans un article de la NZZ am Sontag du 9 octobre, repris peu après par le Temps, elle relaye sans sourcilier une proposition de son département (DETEC) qui affirme vouloir encore accélérer le développement des renouvelables et simplifier les procédures en bouleversant au besoin les institutions. Pour ce faire, il faudrait :
« regrouper toutes les approbations nécessaires afin qu’une seule procédure de recours puisse avoir lieu, jusqu’au Tribunal fédéral, si besoin, pour les projets importants. La sélection des infrastructures estimées prioritaires serait réalisée par la Confédération, en concertation avec les parties concernées. Pour celles-ci, les constructeurs n’auraient ainsi besoin d’obtenir qu’une seule ‘autorisation concentrée’ délivrée par les autorités cantonales ».
L’échec de la SE 2050 est donc officiellement reconnu puisqu’on prépare déjà le bon peuple à manquer d’électricité. Peu importe, on continue puisque c’est finalement de sa faute si les projets de la SE 2050 n’ont pas pu se développer comme il était prévu. L’offensive en cours pour accélérer les renouvelables et en particulier l’éolien s’inscrit dans cette logique punitive.
Ne nous y trompons pas, cette offensive n’est pas le seul fait du très fédéral DETEC. Un peu partout dans les cantons se lèvent des élus complices pour lancer interpellations, motions et autres initiatives parlementaires. Celles-ci ont toutes le même but : changer les règles de la démocratie pour privilégier le développement des énergies renouvelables. Au mépris de l’autonomie des communes, ainsi que des autres tâches de la Confédération et des cantons relatives à la protection de l’environnement et du bien-être des habitants de notre pays.
Si ces intentions devaient se concrétiser par des projets de modifications législatives, ce serait une atteinte majeure au bon fonctionnement de la démocratie helvétique. Mais gageons que nous ne serions pas les seuls à nous y opposer.
Des images de Paul, montées par Alain, sur une chanson de Michel Bühler.


Romande Energie a commencé les travaux de défrichement de la zone industrielle éolienne (ZIE) de Ste-Croix. Avec la délicatesse d’une panzer division, la direction du projet mené par Romande Energie a soigné sa communication. Ils ont en effet pris soin d’informer une population éberluée à peine quelques heures avant l’assaut des pelleteuses, des tronçonneuses et des camions. Cette stratégie de communication bien connue s’appelle l’effet de choc : on tape et on fonce pour ne pas laisser à l’adversaire le temps de s’organiser.

L’émotion est grande pour les amoureux de la nature qui sont sous le choc. Elle est aussi grande dans les autres régions menacées par la construction d’un parc éolien dans les paysages paradisiaques du Jura vaudois : Sur Grati, Mollendruz, Bel Coster, Vallée de Joux. Cette fois-ci, on commence à voir grandeur nature les dégâts provoqués la construction de ces éoliennes aussi inutiles que coûteuses.
Les réactions ne se sont pas fait attendre, les incrédules eux-mêmes rejoignent les opposants de la première heure et se mobilisent. De son côté, Michel Bühler et son équipe ne lâchent rien : il est allé sur le chantier pour interpeller ses responsables.
Voir ici le site du collectif citoyen Ste-Croix sans hélice : https://eoliennesnonmerci.com/
Plus discrets, des inconnus se sont attaqués aux machines de chantier, gageons que ce n’est hélas qu’un début, même si nous ne pouvons que déplorer ce genre d’actions inutiles et contreproductives.
Ces chiffres de janvier 2021 en provenance d’Allemagne sont éclairants. Dans les périodes de grande production de renouvelable (en jaune ici), les prix du marché (ligne bleue) descendent jusqu’à être négatifs autour du 21.01.21. Cela signifie que les subventions ont servi à produire une électricité que l’Allemagne a dû payer pour l’écouler.

Cette absurdité est due à la cohérence du régime des vents terrestres européens. Comme presque toutes les éoliennes produisent en même temps, plus la production est grande, plus l’offre dépasse la demande et plus les prix baissent. On peut donc multiplier leur nombre à l’infini, cela ne change rien. Quand il n’y a pas de vent, l’électricité vaut cher mais les éoliennes n’en produisent pas. Et quand les éoliennes produisent beaucoup, l’électricité ne vaut presque plus rien.
Pendant ce temps, en Suisse (tableau ci-dessous), les subventions vont jusqu’à représenter 87.9% de la rétribution globale des producteurs en 2019. C’est huit fois les prix du marché !
Comble de l’imposture, il arrive que des centrales hydrauliques au fil de l’eau (par ailleurs totalement propres) reçoivent l’ordre de cesser leur production pendant un certain temps. C’est pour laisser produire les éoliennes. Ces centrales ne sont pas conçues pour produire de façon intermittente car les arrêts et les démarrages alternés usent fortement les installations mécaniques.
Paysage Libre Suisse vient de réaliser avec notre collaboration active un petit film de 3.5 minutes permettant de visualiser le futur parc éolien de Bavois tel qu’il pourrait être selon les données actuelles que les promoteurs veulent bien communiquer. Il a été présenté en public la première fois le 20 juin à Bavois devant 80 personnes médusées en présence du promoteur qui n’a rien trouvé à redire…
Vous pouvez le visualiser ici https://www.windparks.ch/ en cliquant sur « Bavois » sur la carte de ce site.

Ce film a été réalisé en prenant pour hypothèse un parc de 5 éoliennes de 230 m de haut, telles qu’elles ont été présentées dans les séances d’information des promoteurs.
Notre intention est de réaliser autant de films comparables qu’il en faudra pour les projets éoliens vaudois, avec l’aide bien sûr des associations locales.
Pour plus de renseignements : info@plvd.ch
Les résultats des mesures de vent réalisées récemment par un mandataire neutre sont nettement inférieurs à ce qui avait été annoncé par les promoteurs au départ du projet. Par ailleurs, diverses exigences édictées par le canton et la ville ajoutent des contraintes qui n’avaient pas été prises en compte sérieusement.
Principaux recourants, l’association eoleresponsable et la commune de Cugy, considèrent que ces éléments nouveaux sont de nature remettre en cause la décision du Conseil communal de Lausanne d’accepter le PPA de septembre 2015. Elles appellent à un nouveau débat politique sur le projet. Voir le communiqué de presse publié par Paysage-Libre Vaud et eoleresponsable lors de la conférence de presse du 14.06.18 PLVD_Communiqué CP ER+Cugy 14.06.18
Bon article à lire dans 24h Lausanne_ Les opposants à EolJorat Sud …gions_ Lausanne & Région – 24heures.ch

Le Conseil communal de Villars-le-Terroir vient d’accepter une motion qui somme la municipalité d’enterrer le projet éolien de Romande Energie ainsi qu’un postulat qui demande de vérifier la légalité d’un accord passé par la municipalité et RE il y a quelques années*.
Malgré une énorme démarche de dernière minute des dirigeants de Romande Energie et de la Direction générale de l’énergie pour l’influencer, le conseil communal a renvoyé le projet éolien aux calendes grecques. Plus de détails dans cet excellent article de 24heures qui a publié un bon article qui résume très bien la situation (voir le bas de page à gauche) page_20_24heures_LAUSANNE_2017-06-30
Un des éléments déterminants pour cette décision a été le travail d’une commission ad hoc nommée par le conseil pour étudier le sujet. Le rapport de cette commission valide notamment le fameux photomontage ci-dessous qui a fait se dresser les cheveux sur la tête de bien des habitants du village lorsqu’il est paru dans la presse et sur notre site.
Ce rapport est disponible sur site de la commune ou plus simplement en cliquant ici PPT_Commission_Eolienne_V2

Dans un communiqué du 7 mai 2017, notre faîtière suisse fournit les preuves de la collusion de longue date entre l’OFEN et les milieux intéressés à la construction ou l’exploitation d’éoliennes.
Ce qui était pour nous une évidence depuis longtemps montre que plus de 7 millions de CHF ont été versés à cette association de seulement 300 membres présidée par Mme Isabelle Chevalley et dont le comité est formé de personnages directement intéressés aux affaires liées aux éoliennes.
Les renseignements, par ailleurs partiellement censurés, ont été obtenus de haute lutte par Paysage-Libre Suisse en vertu de la loi sur la transparence (LTrans).
Il est intéressant de constater que pour une fois, des journaux importants tels que le Matin Dimanche ont repris l’information.
La lecture du communiqué en vaut la peine. Il suffit de cliquer ici : communiqué_FR 7. Mai

Il était prévu de construire plus de 50 parcs éoliens dans le canton de Zurich, aussi bien en forêt qu’en campagne. Après une série de réflexions et de luttes politiques, leur nombre vient d’être ramené à 19. Et comme demande notre première initiative , les éoliennes prévues en forêts devraient être en danger.
Dans l’article de la NZZ qui est consacré à cette décision et que vous trouverez en attaché, vous verrez que la question des compétences communales fait aussi débat. On peut rappeler que quelques cantons veulent simplement retirer à leurs communes le droit de se prononcer pour ou contre les parcs éoliens. C’est le contenu de notre deuxième initiative .