
Ce questionnaire très simple vous permet d’exprimer votre ressenti à la vue des éoliennes du parc « Sur Grati » au-dessus de Vallorbe. Pour y répondre il suffit de cliquer sur la photo !

Depuis le début du projet, le Groupe VOé (Vallorbe-Orbe électricité) est le promoteur local du projet éolien dont la construction a déjà débuté. Emmené par Stéphane Costantini, syndic de Vallorbe, membre du conseil de VOé et membre du comité de Suisse Éole, le projet s’est toujours voulu local. Comme on peut le lire sur le site : de l’énergie renouvelable produite et consommée localement. Un projet développé par trois communes et une entreprise locale. Une contribution à l’indépendance énergétique de la région.
C’est malheureusement sans surprise que l’on peut constater que les coûts du projet ont explosé. Les seules éoliennes coûtent bien plus que prévu au départ : 75 Mios au lieu de 60. Et c’est sans compter les autres coûts tels que l’adaptation du réseau et sa connexion, les frais de fonctionnement, entretien, y compris des routes, déneigement
L’affaire est évidemment trop grosse pour la petite VOé (moins de 70 Mios de chiffre d’affaires) qui a eu les yeux plus gros que le ventre. Comme de dit le communiqué de presse récemment paru, un important actionnaire suisse alémanique vient à la rescousse : aventron AG basé à Münchenstein auquel se joint SIE SA distributeur principal de l’Ouest lausannois. La majorité locale est perdue et l’avenir du parc éolien se décidera ailleurs !
Le plus grave, c’est que M. Costantini avoue lui-même que le rendement du parc sera faible (4%) pour autant que les chiffres de production soient atteints. Compte tenu des résultats du parc voisin de Ste-Croix, on peut en douter…
Les communes locales de Premier, Vaulion et Vallorbe qui ont été tellement importantes pour faire passer politiquement le projet, n’auront plus que les miettes, et les yeux pour pleurer…
PLVD publie le Bulletin d’information depuis 2017 et 47 numéros ont déjà été réalisés à ce jour. Mais soucieux de profiter de son existence pour étendre sa diffusion, les sections romandes de Paysage Libre Suisse ont décidé de se mettre ensemble pour réaliser un Bulletin d’information romand.
Les sections Paysage-Libre Vaud, Paysage Libre Fribourg et BEJUNE (Berne, Jura, Neuchâtel) sont représentées au sein du comité de rédaction du Bulletin d’information romand de Paysage Libre.
Le Bulletin d’information No 48 est le premier numéro de cette nouvelle formule romande .
Sa sortie a déjà été largement saluée par tous ceux qui s’intéressent à la politique éolienne en Suisse et dans nos cantons.


Cela fait de nombreuses années que des associations environnementales et des scientifiques dénoncent les risques que représentent les courants vagabonds pour le bétail et les animaux en général.
Récemment, un livre sur le sujet a fait fureur en francophonie. Une conférence a été organisée à Moudon, encouragée par des instances agricoles qui reconnaissent la problématiqu et s’en préoccupent.
Les éoliennes géantes, si elles n’en sont évidemment pas la seule cause, sont clairement identifiées comme l’un des facteurs majeurs du phénomène.
Bonne nouvelle, le Grand Conseil vaudois a entendu les messages de Mme la députée Laurence Cretegny et a modifé la loi en conséquence. La problématique des courants vagabonds a été entendue au Parlement. Comme l’a développé la députée :
Les courants vagabonds, ou courants parasites, sont des courants électriques involontaires qui s’échappent du circuit fermé habituel et circulent à travers les parties conductrices, les installations ou le sol d’un bâtiment. Ces courants peuvent affecter très fortement la santé des animaux, plus électrosensibles que l’homme, et parfois jusqu’à leur mort.
L’électrosensibilité des animaux varie selon les espèces. Les bovins, en raison de leur grand empattement, sont les animaux de rente les plus électrosensibles. Ils sont suivis par les porcins, les ovins, les caprins et enfin la volaille.
Une vache est 5 à 10 fois plus électrosensible qu’un humain.
Le nouveau texte législatif préserve ainsi les bâtiments spécifiquement dévolus à l’activité agricole, selon l’article suivant :
Art. 3 Définition
1 Au sens de la présente loi, on entend par :
a.
Bâtiment : ouvrage construit, fondé dans le sol ou reposant en surface, de facture artificielle, appelé à durer, offrant un espace plus ou moins clos destiné à protéger les gens et les choses des effets extérieurs, notamment atmosphériques. Sont exclus les bâtiments affectés exclusivement à des activités agricoles.
Le calcul des coûts des installations de production d’électricité est fondé sur la méthode LCOE. Celle-ci mesure les coûts d’une installation prise isolément, sans tenir compte de son contexte et des coûts annexes. Ces coûts peuvent parfois être aussi importants que ceux de l’installation elle-même, voire plus.
La Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) vient de publier un rapport (en anglais) sur les coûts réels du solaire et de l’éolien. Les conclusions remettent en question les sempiternelles affirmations selon lesquelles les NER (Nouvelles Energies Renouvelables) seraient bien meilleur marché que les autres sources d’énergie.
Comme on le voit dans le graphique ci-dessous, l’addition totale peut monter à 2,5 fois l’estimation de base LCOE !

Ce que le LCOE mesure bien :
Ce qu’il ne mesure pas :
Ce rapport implique de se poser la question de la poursuite de subventions publiques massives en faveur du solaire et de l’éolien. Rappelons que ces technologies sont présentées depuis des années comme les moins chères du marché, ce qui est trompeur.

Cela fait des années que l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et ses proxis tels que Suisse Eole et Suisse Energie, payés par nos impôts, prétendent que l’éolien est un pilier de la production électrique suisse, surtout en hiver. C’est faux !
Pour étayer cette affirmation mensongère, un graphique trompeur est produit régulièrement par le lobby éolien qui répète son slogan en boucle.
En lisant rapidement ce graphique, on peut comprendre à tort que :
C’est exactement ce que veut nous faire croire le lobby éolien !

Ces quatre conclusions sont fausses car le graphique ne montre pas la quantité d’énergie produite par chaque énergie mais le pourcentage que chacune d’entre elles produit selon les saisons (colonne de gauche du premier graphique).
La vérité est donnée par l’organe officiel Swiss Energy Charts (ci-dessus).
On y découvre :
Mais où est donc l’énergie éolienne nous direz-vous ? Elle est en vert et ne figure sur le graphique que comme un misérable trait.
Décidément, ça commence à bien faire. Mais ne nous faisons pas d’illusions : cette escroquerie intellectuelle va se reproduire encore souvent lors de la campagne politique qui a déjà commencé pour nos deux initiatives !

Il était prévu de construire plus de 50 parcs éoliens dans le canton de Zurich, aussi bien en forêt qu’en campagne. Après une série de réflexions et de luttes politiques, leur nombre vient d’être ramené à 19. Et comme demande notre première initiative , les éoliennes prévues en forêts devraient être en danger.
Dans l’article de la NZZ qui est consacré à cette décision et que vous trouverez en attaché, vous verrez que la question des compétences communales fait aussi débat. On peut rappeler que quelques cantons veulent simplement retirer à leurs communes le droit de se prononcer pour ou contre les parcs éoliens. C’est le contenu de notre deuxième initiative .
Pour la première fois à notre connaissance, un grand groupe énergétique remet en question la stratégie énergétique 2050. Certes, sans le dire expressément mais le fond y est.

Lors d’une récente conférence, son nouveau directeur général Alain Sapin a reconnu publiquement l’échec des éoliennes dans le canton de Fribourg. Il a relevé surtout les risques d’approvisionnements énergétiques qu’induit la politique de systématisation du recours aux renouvelables (intermittents ndlr).
Il lui a fallu un réalisme et un courage auxquels nous n’étions plus habitués depuis des années. Nous ne pouvons que nous en réjouir.
Dans la foulée des récents propos du Conseiller fédéral Roesti, il juge que le recours au nucléaire sera incontournable pour réaliser les objectifs climatiques fédéraux. On peut être sûr que ce n’est qu’un début.
Les électeurs de Beinwil (AG) viennent d’envoyer un signal fort et réjouissant en rejetant clairement (62%) le projet de parc éolien de trois éoliennes géantes de 230m sur le Lindenberg. Ce parc de seulement trois éoliennes était censé produire plus que celui de Ste-Croix avec ses six éoliennes.

Cette décision est une étape importante pour la préservation du Lindenberg en tant que précieuse zone de loisirs de proximité – et un signal fort. Le Lindenberg reste un lieu de vie pour les humains et les animaux, un paysage identitaire et un lieu de force pour les générations futures. La population a fait preuve de voyance et de responsabilité – et ne s’est pas laissé éblouir par des promesses financières à court terme.
Paysage-Libre Vaud adresse ses vives félicitations à ses collègues de la section AGLU qui se sont engagés avec passion pendant des années pour la protection du Lindenberg.

Les promoteurs et le lobby éolien local (Pro Wind Aargau) outrés de ce camouflet totalement imprévu prétendent que les citoyens n’étaient pas vraiment au courant des enjeux (tiens donc, comme à La Praz en 2018). Ils se fichent de la démocratie et parlent déjà d’une loi permettant d’enlever le droit de se prononcer aux communes concernées par les parcs éoliens argoviens. C’est déjà le cas dans plusieurs cantons dont… celui de Lucerne, leur voisin immédiat.
Voir à ce sujet de Communiqué de presse de Paysage Libre Suisse
Raison de plus pour se préparer activement à remporter les votations sur nos initiatives prévues en 2027 qui précisément, obligent à consulter non seulement les communes territoriales mais également celles, voisines, qui peuvent être directement concernées par les nuisances.
Un mois à peine après l’aboutissement des initiatives pour la protection des forêts et pour la protection des communes, le Conseil fédéral a décidé hier de les rejeter sans contre-projet et a publié un communiqué de presse
Si cette décision n’est pas une surprise en soi (la majorité des initiatives populaires sont rejetées par le Conseil fédéral), on peut être surpris, d’une part, par le peu de temps qui s’est écoulé depuis l’aboutissement de ces initiatives et qui n’a guère permis une réflexion approfondie sur leurs objectifs et, d’autre part, par les arguments difficilement compréhensibles qui ont été avancés pour justifier ce rejet. On y voit facilement la marque de Suisse Eole et de l’OFEN.
Le communiqué de presse affirme que les initiatives affaibliraient la sécurité d’approvisionnement, ce qui est inexact pour plusieurs raisons :
Le communiqué de presse du Conseil fédéral affirme que la législation en vigueur tient déjà compte des principales revendications des initiatives.
C’est faux pour les raisons suivantes :

Elle exige que la population de toutes les communes concernées par les éoliennes ait son mot à dire. Mais dans les cantons de Lucerne, Saint-Gall, Schaffhouse, Neuchâtel, Jura, Soleure et Fribourg et bientôt Zurich, les éoliennes peuvent déjà être construites sans l’accord des communes concernées. Aujourd’hui, plus d’un tiers de la population suisse n’a donc pas le droit de s’exprimer sur l’implantation d’éoliennes dans ou à proximité immédiate de sa commune de résidence.

Actuellement, les éoliennes en forêt sont possibles partout et sont planifiées par de nombreux cantons, comme l’indique également le communiqué de presse du Conseil fédéral. Dans le canton de Zurich, par exemple, presque tous les projets de parcs se trouvent entièrement ou partiellement dans des forêts parfois très proches de l’état naturel et très précieuses sur le plan écologique. Et dans bien des cas, en raison de la classification « intérêt national » de la majorité des parcs éoliens, il est difficile de faire valoir en justice les intérêts de la protection de la nature face au lobby éolien. L’initiative pour la protection des forêts demande de renoncer à l’implantation d’éoliennes industrielles dans les forêts et à proximité immédiate de celles-ci. Elle ne demande donc rien d’autre qu’une poursuite conséquente de la protection des forêts telle qu’elle est appliquée avec succès en Suisse depuis 1876.
Le sujet sera soumis au parlement en 2026 et la votation devrait avoir lieu en 2027.