Archives mensuelles : février 2026

Les courants vagabonds reconnus dans la loi vaudoise

Phénomène connu de longue date, mais négligé à ce jour

Cela fait de nombreuses années que des associations environnementales et des scientifiques dénoncent les risques que représentent les courants vagabonds pour le bétail et les animaux en général. 

Récemment, un livre sur le sujet a fait fureur en francophonie. Une conférence a été organisée à Moudon, encouragée par des instances agricoles qui reconnaissent la problématiqu et s’en préoccupent.

Les éoliennes géantes, si elles n’en sont évidemment pas la seule cause, sont clairement identifiées comme l’un des facteurs majeurs du phénomène. 

Le Grand Conseil vaudois prend une bonne décision

Bonne nouvelle, le Grand Conseil vaudois a entendu les messages de Mme la députée Laurence Cretegny et a modifé la loi en conséquence. La problématique des courants vagabonds a été entendue au Parlement. Comme l’a développé la députée :

Les courants vagabonds, ou courants parasites, sont des courants électriques involontaires qui s’échappent du circuit fermé habituel et circulent à travers les parties conductrices, les installations ou le sol d’un bâtiment. Ces courants peuvent affecter très fortement la santé des animaux, plus électrosensibles que l’homme, et parfois jusqu’à leur mort.
L’électrosensibilité des animaux varie selon les espèces. Les bovins, en raison de leur grand empattement, sont les animaux de rente les plus électrosensibles. Ils sont suivis par les porcins, les ovins, les caprins et enfin la volaille.
Une vache est 5 à 10 fois plus électrosensible qu’un humain.

Le nouveau texte législatif préserve ainsi les bâtiments spécifiquement dévolus à l’activité agricole, selon l’article suivant :
Art. 3 Définition
1 Au sens de la présente loi, on entend par :
a.
Bâtiment : ouvrage construit, fondé dans le sol ou reposant en surface, de facture artificielle, appelé à durer, offrant un espace plus ou moins clos destiné à protéger les gens et les choses des effets extérieurs, notamment atmosphériques. Sont exclus les bâtiments affectés exclusivement à des activités agricoles.