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Les Suisses ne veulent pas d’éoliennes dans leurs paysages intacts !

Photo extraite du site WSL – photo Boris Salak

Deux études confirment le rejet des éoliennes dans les paysages suisses

L’étude SOTOMO mandatée par les BKW dont nous vous avions parlé en octobre dernier montrait clairement que les Suisses privilégient la nature et un environnement intact. Une nouvelle étude réalisée cette fois par l’insoupçonnable Institut fédéral pour la forêt, la neige et le paysage (WSL) met les points sur les i. Elle confirme la tendance et montre que les éoliennes sont désormais rejetées par une écrasante majorité de la population à 86%, en croissance marquée depuis 2018. Citation :

« Malgré la menace d’une pénurie d’approvisionnement en hiver et les prix élevés de l’électricité : Les installations d’énergie renouvelable dans les Alpes vierges restent un tabou pour la population suisse. C’est ce que montre la récente répétition d’un sondage réalisé en 2018 par des chercheurs de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. En revanche, l’acceptation des installations photovoltaïques a massivement augmenté pour les sites situés dans les régions de montagne qui disposent déjà d’infrastructures touristiques.« 

Notre combat voit sa légitimité confirmée

Paysage Libre Suisse montre que les mercenaires de Suisse Eole sont dans les cordes. Leur sponsor, l’Office fédéral de l’énergie devrait enfin ouvrir les yeux ! Notre combat pour préserver les paysages suisses est donc pleinement justifié !

Version originale de l’étude : https://www.wsl.ch/de/newsseiten/2022/12/schweizer-bevoelkerung-will-keine-energieanlagen-in-unberuehrten-alpenlandschaften.html

Au Mollendruz, le TF confirme le sacrifice programmé des paysages jurassiens

Les 12 éoliennes du Mollendruz financées notamment par les Services Industriels de Zürich

Un rejet sec de tous les griefs des opposants

Dans son récent jugement, le TF a rendu un verdict sans appel qui rejette tous les griefs formulés par les recourants en s’appuyant sur la nouvelle Loi sur l’énergie.

La pesée des intérêts bâclée

Un commentaire réalisé par nos avocats sur la pesée des intérêts réalisée par le TF en résume l’esprit :

« Le Tribunal fédéral procède à une courte pesée globale des intérêts et en déduit que l’intérêt national à la production électrique, ici sensiblement supérieur au seuil prévu par l’article 9 alinéa 2 OEN, doit l’emporter sur les autres intérêts en présence, ce en particulier en raison du fait qu’aucune règle spéciale fédérale sur la protection des biotopes, des espèces animales ou de l’environnement ne fait impérativement obstacle au projet. L’impact paysager est qualifié de tolérable dans la balance des intérêts et la sécurité des usagers des alentours du parc est à son sens également correctement pris en compte. Il valide donc le PPA et rejette le recours ».

La situation est grave mais pas désespérée

Bien heureusement, la messe n’est pas encore dite dans le Jura : les éoliennes doivent encore être mises à l’enquête au Mollendruz et à Sur Grati. Le recours au TF n’est pas encore jugé à Bel Coster ni à EolJoux. Provence et Grandevent ne sont pas encore sorti des cartons. Et surtout à Grandsonnaz, la bataille politique est à son comble dans les communes de Bullet et de Fontaines-sur-Grandson. Des espoirs demeurent…

Appel urgent de 86 scientifiques : ne pas sacrifier la biodiversité au profit des renouvelables

Les chambres prêtes à sacrifier la biodiversité

Les chambres fédérales discutent des mesures urgentes à prendre pour augmenter la production d’électricité indigène en prenant tous les raccourcis législatifs possibles. Elles sont prêtes à sacrifier des dizaines d’années de lutte pour préserver la biodiversité.

Coup de gueule de dizaines de scientifiques

Dans le même moment, saluons le coup de gueule de plusieurs dizaines de scientifiques suisses qui pour une fois, sortent de leur réserve et remettent l’église au milieu du village :
la transition énergétique ne peut se faire aux dépens de la biodiversité !

Source Le Temps 10.11.22

Article paru dans Le Temps de ce jour dont l’illustration est pour une fois pertinente et éloquente.https://paysage-libre-vd.ch/wp-content/uploads/2022/11/Appel-biodiversite-09.11.22.pdf

Le vilain mensonge de Suisse Eole « l’éolien est le pilier hivernal de la transition énergétique »

Diagrammes volontairement trompeurs

A l’appui de cette prétention, des diagrammes volontairement trompeurs sont utilisés. Ceux-ci comparent les énergies hydraulique, photovoltaïque (PV) et éolienne en pourcentage de leurs productions annuelles respectives réparties par mois (données pour 2017 et 2018, figure ci-dessous). Cette figure fait totalement illusion si l’on croit que l’on consomme des pourcents et non des KWh.

Une réalité crue pour l’éolien

Si l’on veut avoir une idée de la réalité, le diagramme doit être refait, par exemple avec les productions annuelles prévues actuellement pour 2050 : 39 TWh d’hydraulique, 40 TWh de
PV et 4.5 TWh d’éolien. Le résultat est impitoyable : l’éolien produit moins que le photovoltaïque, même en janvier et beaucoup moins que l’hydraulique. Sa contribution est marginale, et même contre-productive car les moyens financiers investis seraient bien
plus utilement engagés dans des techniques de stockage saisonnier. Bien sûr, la figure ci-dessous est aussi simpliste que celle des pourcents dont elle est dérivée mais une approche
basée sur une étude plus travaillée est présentée dans notre Bulletin d’information no. 12.

Une production qui reste insignifiante

En bref, pour compenser le déficit hivernal, une production éolienne de 26 TWh/an serait
nécessaire, soit 5000 machines. Pour le seul canton de Vaud, il y faudrait 5 TWh/an (850
machines, environs 100 parcs éoliens au lieu de la quinzaine prévue aujourd’hui).
Depuis des années, Suisse Eole clame sur tous les toits que la production éolienne est plus
forte en hiver qu’en été. Ce n’est pas faux mais la production éolienne est insignifiante et le
restera, sauf à construire des milliers d’éoliennes en Suisse. Quoi qu’il en soit, cela ne justifie
pas la prétendue « ultra importance de l’éolien en hiver » proférée en boucle depuis des
années par les mercenaires* de Suisse Eole. Deux tiers de pas grand-chose, cela reste pas
grand-chose et n’en fait pas le pilier hivernal de la transition énergétique ! Par ailleurs, la
question des fréquentes et imprévisibles absences de vent n’est toujours pas réglée
puisqu’il faudrait des importations d’électricité et/ou des usines à gaz pour compenser ces
dernières. Par les temps qui courent c’est loin d’être gagné…

* Rappelons que Suisse Eole n’a pas de personnel salarié mais mandate deux bureaux spécialisés dans l’ingénierie et la communication liées à la transition énergétique : Planair SA et Enco AG, qui facturent des honoraires financés à coups de millions par l’OFEN (Office fédéral de l’énergie).

Enquête BKW : « des raisons d’espérer pour les défenseurs de la nature ».

L’interprétation des sondages peut être trompeuse

Après la récente publication de l’étude de l’institut SOTOMO mandatée par les BKW, la plupart des médias ont donc titré selon leurs sensibilités. Par exemple : « presque la moitié des Suisses se disent respectueux du climat » ou « Pour 75% de la population, la transition énergétique est trop lente ». Des banalités qui n’incitaient pas à vouloir en savoir beaucoup plus. En réalité, le champ d’investigation de cette excellente étude était beaucoup plus large et ambitieux que les médias pouvaient le laisser croire.

Page de garde de l’étude BKW

Une étude très complète sur les besoins des Suisses

Il s’agissait de questionner les Suisses sur leur vision d’un « Avenir où il fera bon vivre ». Le but étant « contribuer à identifier les défis concrets liés au changement climatique et montrer où trouver des solutions possibles ». Cela supposait de traiter un ensemble de sujets complémentaires : climat et ressources, conscience et action écologiques, énergie, bâtiment, infrastructures.

Des résultats réjouissants pour les amoureux de la nature

Les résultats sont à la fois surprenants et réjouissants. Ils montrent qu’« une nature et un environnement intacts font partie intégrante de la conception de la prospérité de la population. La motivation à adopter un comportement plus durable sert en premier lieu à protéger la nature ».

D’abord l’hydraulique, puis le photovoltaïque. L’éolien loin derrière

Quant aux solutions renouvelables, on est bien loin de l’acharnement actuel de certains à développer l’industrialisation de nos paysages. La majorité des Suisses interrogés appellent de leurs vœux une accélération de la transition énergétique (le nucléaire qui n’est encore soutenu qu’à 41%). Ils soutiennent bien le développement du renouvelable, mais pas n’importe lequel : d’abord l’hydraulique, le solaire puis loin derrière, l’éolien.

Plus des deux tiers des Suisses ne voudraient pas d’éoliennes près de chez eux

À ce sujet, cette dernière affirmation met les points sur les i : « seuls 29%* des personnes interrogées voudraient avoir des éoliennes dans leur environnement proche. En revanche, si elles sont installées loin de chez elles, 50% y sont favorables ». Ce n’est vraiment pas folichon et on souhaite bien du plaisir à ceux qui rêvent d’implanter des milliers d’éoliennes en Suisse pour se faire de l’argent sur le dos des consommateurs.

* A peine plus que le nucléaire qui est à 24%

Un nouveau projet pour EolJoux : habile manœuvre pour influencer le TF ?

Photomontage du projet EolJoux actuel à 7 éoliennes : trois seraient « sacrifiées »

En attendant le jugement du Tribunal fédéral

La procédure du parc éolien EolJoux est aujourd’hui devant le Tribunal fédéral qui doit dire s’il suit ou non les conclusions du Tribunal cantonal vaudois. Comme on le sait, en mars 2021, la CDAP de ce dernier avait accepté les recours formés contre le projet par les ONG et Paysage-Libre Vaud, mais également et surtout par l’OFEV (Office fédéral de l’environnement).

Nouveau projet à quatre éoliennes

Déboutés mais tenaces, les promoteurs locaux avaient alors fait recours au TF, lequel ne s’est pas encore prononcé à l’heure où l’on écrit ces lignes. Probablement peu optimistes et sans même attendre le jugement et ses considérants, ceux-ci parlent d’un nouveau projet apparemment plus modeste (quatre éoliennes au lieu de sept) qui tiendrait compte des remarques faites par les divers opposants. Mais les éoliennes qui resteraient seraient plus modernes et surtout plus grandes ! Pour le justifier officiellement, ils déclarent sans rire :
« Dans le contexte actuel où l’approvisionnement en électricité n’est plus garanti durant la saison hivernale, où la Suisse n’est plus en mesure de maîtriser les prix d’approvisionnement en énergie et où la Suisse est très en retard pour atteindre ses objectifs de transition en vue de respecter ses engagements pour lutter contre le réchauffement climatique, les Municipalités (…) réaffirment leur ferme volonté de réaliser au plus vite un parc éolien à la Vallée de Joux ».

Un projet bidon ?

Le cas échéant, la procédure devrait redémarrer à zéro. Mais bien que de nombreux éléments puissent être repris de l’actuel projet, ce sont des années qu’il faudrait rajouter à celles qui se sont déjà écoulées. Une autre hypothèse plus tactique nous vient immédiatement à l’esprit : en présentant une esquisse de projet plus modeste, donner aux juges du TF l’idée que les promoteurs seraient déjà prêts à « sacrifier » trois éoliennes pour faire suite aux demandes de l’OFEV. Il pourrait ainsi, comme à la Montage de Granges (SO) faire quand même passer le projet écorné de quelques éoliennes. À suivre…

Un nouveau président pour Paysage-Libre Vaud

Lors de sa séance du 4 juillet 2022, notre comité a désigné comme nouveau président Jean-Bernard Jeanneret, physicien et Dr. sc, . Depuis quelques années, il est aussi responsable scientifique de notre association.

Il succède à Bertrand Clot qui a assuré cette fonction avec compétence et diplomatie depuis la création de Paysage-Libre Vaud en juillet 2013. Ancien président du Grand Conseil, ce dernier qui reste membre du comité fonctionnera comme conseiller politique.

Les éoliennes de Grandsonnaz en grande difficulté

Une vue du parc de Grandsonnaz depuis le Chasseron que l’on pourra peut-être éviter

Pour que le parc éolien de Grandsonnaz voie le jour, les législatifs des quatre communes concernées doivent lever les centaines d’oppositions qui ont été déposées lors de la mise à l’enquête et accepter le PPA (plan partiel d’affectation).

Lundi 20 juin, trois d’entre eux se sont déjà prononcés :

  • Le Conseil communal de Bullet a sorti 2 éoliennes du PPA et rejeté les oppositions à une voix près. Mais il a décidé qu’il y aurait référendum populaire.
  • Le Conseil général de Mauborget a rejeté les oppositions et accepté le PPA.
  • Le Conseil général de Fontaines (7 éoliennes) à rejeté le PPA à une voix près.

Quant à lui, le Conseil général de Fiez se prononcera à la fin de l’été pour permettre à la commission de digérer les nombreuses pages du dossier.

Comme le souligne 24 Heures, c’est donc une situation confuse où la moitié du parc tombe (Fontaines) et où tout peut se passer dans deux autres communes… Le parc éolien de Grandsonnaz est donc en grande difficulté et tous les espoirs sont permis.

Mais il est évident que les promoteurs (Services Industriels de Genève) ne baisseront pas les bras et qu’ils préparent déjà un certain nombre de contorsions démocratiques. La suite promet d’être agitée et de fortes pressions vont être exercées sur les habitants.

Voir le communiqué de presse commun de Paysage-Libre Vaud et Vol au Vent

Pour forcer l’éolien, à quand la loi martiale ?

Propositions délirantes de l’USAM

Après les propositions anticonstitutionnelles de Mme Sommaruga de modifier la Loi sur l’énergie (LEne) pour museler les opposants, l’USAM (Union Suisse des Arts et Métiers) pousse le bouchon encore plus loin en reniant toutes ses valeurs libérales et démocratiques.

Pour la traduction française cliquez sur l’image

Selon un article de NZZ am Sonntag du 22 mai 2022, l’USAM vient d’écrire au Conseil fédéral pour exiger purement et simplement de suspendre les droits d’opposition relatifs aux grandes installations renouvelables.

C’est beaucoup plus que ce que demande Mme Sommaruga et c’est totalement irréaliste. Mais cela démontre à quel point certains milieux d’affaires et politiques ont été intoxiqués par la propagande nauséabonde que Suisse Éole distille depuis des années avec les millions de la Confédération ; avec vos millions…

Etape suivante : pourquoi pas la loi martiale ?

Tant qu’à faire, on pourrait faire plus simple en instaurant la loi martiale et en embastillant les opposants tels que les membres de Paysage-Libre Vaud et les dirigeants des ONG ?

Après Bavois, le projet d’Essertines-sur-Rolle en difficulté

Les éoliennes d’Essertines-sur-Rolle. Devant, la déchetterie intercommunale.

Opportunité d’un moratoire de 10 ans

Comme celui de Bavois, le projet d’Essertines-sur-Rolle est dans les mains de la société allemande Vento-Ludens et des SIG de Genève. Grâce au travail mené par notre association locale Pieduvent St-Oyens, le Conseil général s’est récemment saisi de l’affaire. Une première séance a permis notamment de déposer deux interpellations ainsi qu’une motion. La procédure d’examen d’un moratoire de 10 ans est lancée avec la nomination d’une commission ad hoc.

Une situation proche de celle de Bavois

Cet article du Journal de la Côte résume bien la situation qui est finalement très proche de celle de Bavois. Rappelons que les éoliennes d’Essertines-sur-Rolle, comme celles de Bavois, seraient les plus hautes de Suisse avec 230m. Pour vous faire une idée, vous pouvez visionner le film réalisé sur les deux parcs voisins que sont Bière et Essertines-sur-Rolle.

Régler l’affaire avant les mises à l’enquête

La municipalité qui veut conduire toutes les démarches jusqu’aux mises à l’enquête promet le moment venu d’organiser une votation populaire. L’expérience nous montre que cette manière de faire coûteuse pour toutes les parties est à éviter à tout prix et que, dans le cas d’un conseil général, la votation n’est pas obligatoire.