Parc des « Collines de la Sonnaz » depuis Courtepin
Une claque pour les promoteurs
Dimanche 12 mars 2023 – Nous nous réjouissons d’apprendre que deux votations consultatives supplémentaires (après celle de la Sonnaz) ont signifié l’échec des promoteurs du parc fribourgeois des Collines de la Sonnaz. C’est en effet à une forte majorité que les communes de Courtepin et Misery-Courtion ont très nettement dit NON à l’éolien (projet dit « Collines de la Sonnaz », en coordination réglée dans le plan directeur fribourgeois). Un vote comparable avait déjà eu lieu en 2022 par les citoyens de la commune de La Sonnaz.
Communiqué de presse
Voir à ce sujet le communiqué de presse de l’association locale présidée par notre ami Olivier Bays dont le travail a été remarquable.
Contribution vaudoise
Notre fédération vaudoise PLVD peut être fier de savoir que ce résultat est aussi le fruit de sa modeste contribution, notamment pour lefilm et pour les débats publics.
EolJoux – un projet enterré qui pourrait renaître – photomontage PLVD
Projet rejeté par le Tribunal cantonal en 2021
Comme vous vous en souvenez certainement, le projet EolJoux avait été rejeté par le Tribunal cantonal en mars 2021, fait suffisamment rare pour être relevé. Insatisfaite, la commune du Chenit a immédiatement fait recours au Tribunal fédéral.
Projet rejeté par le Tribunal fédéral en 2023
Bonne nouvelle : ce recours vient d’être rejeté et le projet tombe à l’eau définitivement. Voir le communiqué commun des opposants annexé au présent courriel. Voir communiqué de presse des opposants
La bataille continue
Définitivement rejeté ? pas si sûr : comme nous l’avons déjà relevé, les promoteurs ont l’intention de repartir à l’assaut avec un projet ramené à quatre éoliennes au lieu de sept. En prévision de ce nouveau projet qui va encore prendre de nombreuses années, votre fédération vaudoise a déjà commencé à préparer la contre-offensive en étroite collaboration avec les associations locales suisse et française que sont Eoliennes vraiment ? et SOS Bois d’Amont.
Deux études confirment le rejet des éoliennes dans les paysages suisses
L’étude SOTOMOmandatée par les BKW dont nous vous avions parlé en octobre dernier montrait clairement que les Suisses privilégient la nature et un environnement intact. Une nouvelle étude réalisée cette fois par l’insoupçonnable Institut fédéral pour la forêt, la neige et le paysage (WSL)met les points sur les i. Elle confirme la tendance et montre que les éoliennes sont désormais rejetées par une écrasante majorité de la population à 86%, en croissance marquée depuis 2018. Citation :
« Malgré la menace d’une pénurie d’approvisionnement en hiver et les prix élevés de l’électricité : Les installations d’énergie renouvelable dans les Alpes vierges restent un tabou pour la population suisse. C’est ce que montre la récente répétition d’un sondage réalisé en 2018 par des chercheurs de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. En revanche, l’acceptation des installations photovoltaïques a massivement augmenté pour les sites situés dans les régions de montagne qui disposent déjà d’infrastructures touristiques.«
Notre combat voit sa légitimité confirmée
Paysage Libre Suisse montre que les mercenaires de Suisse Eole sont dans les cordes. Leur sponsor, l’Office fédéral de l’énergie devrait enfin ouvrir les yeux ! Notre combat pour préserver les paysages suisses est donc pleinement justifié !
Les chambres fédérales discutent des mesures urgentes à prendre pour augmenter la production d’électricité indigène en prenant tous les raccourcis législatifs possibles. Elles sont prêtes à sacrifier des dizaines d’années de lutte pour préserver la biodiversité.
Coup de gueule de dizaines de scientifiques
Dans le même moment, saluons le coup de gueule de plusieurs dizaines de scientifiques suisses qui pour une fois, sortent de leur réserve et remettent l’église au milieu du village : la transition énergétique ne peut se faire aux dépens de la biodiversité !
A l’appui de cette prétention, des diagrammes volontairement trompeurs sont utilisés. Ceux-ci comparent les énergies hydraulique, photovoltaïque (PV) et éolienne en pourcentage de leurs productions annuelles respectives réparties par mois (données pour 2017 et 2018, figure ci-dessous). Cette figure fait totalement illusion si l’on croit que l’on consomme des pourcents et non des KWh.
Une réalité crue pour l’éolien
Si l’on veut avoir une idée de la réalité, le diagramme doit être refait, par exemple avec les productions annuelles prévues actuellement pour 2050 : 39 TWh d’hydraulique, 40 TWh de PV et 4.5 TWh d’éolien. Le résultat est impitoyable : l’éolien produit moins que le photovoltaïque, même en janvier et beaucoup moins que l’hydraulique. Sa contribution est marginale, et même contre-productive car les moyens financiers investis seraient bien plus utilement engagés dans des techniques de stockage saisonnier. Bien sûr, la figure ci-dessous est aussi simpliste que celle des pourcents dont elle est dérivée mais une approche basée sur une étude plus travaillée est présentée dans notre Bulletin d’information no. 12.
Une production qui reste insignifiante
En bref, pour compenser le déficit hivernal, une production éolienne de 26 TWh/an serait nécessaire, soit 5000 machines. Pour le seul canton de Vaud, il y faudrait 5 TWh/an (850 machines, environs 100 parcs éoliens au lieu de la quinzaine prévue aujourd’hui). Depuis des années, Suisse Eole clame sur tous les toits que la production éolienne est plus forte en hiver qu’en été. Ce n’est pas faux mais la production éolienne est insignifiante et le restera, sauf à construire des milliers d’éoliennes en Suisse. Quoi qu’il en soit, cela ne justifie pas la prétendue « ultra importance de l’éolien en hiver » proférée en boucle depuis des années par les mercenaires* de Suisse Eole. Deux tiers de pas grand-chose, cela reste pas grand-chose et n’en fait pas le pilier hivernal de la transition énergétique ! Par ailleurs, la question des fréquentes et imprévisibles absences de vent n’est toujours pas réglée puisqu’il faudrait des importations d’électricité et/ou des usines à gaz pour compenser ces dernières. Par les temps qui courent c’est loin d’être gagné…
* Rappelons que Suisse Eole n’a pas de personnel salarié mais mandate deux bureaux spécialisés dans l’ingénierie et la communication liées à la transition énergétique :Planair SA et Enco AG, qui facturent des honoraires financés à coups de millions par l’OFEN (Office fédéral de l’énergie).
Après la récente publication de l’étude de l’institut SOTOMO mandatée par les BKW, la plupart des médias ont donc titré selon leurs sensibilités. Par exemple : « presque la moitié des Suisses se disent respectueux du climat » ou « Pour 75% de la population, la transition énergétique est trop lente ». Des banalités qui n’incitaient pas à vouloir en savoir beaucoup plus. En réalité, le champ d’investigation de cette excellente étude était beaucoup plus large et ambitieux que les médias pouvaient le laisser croire.
Page de garde de l’étude BKW
Une étude très complète sur les besoins des Suisses
Il s’agissait de questionner les Suisses sur leur vision d’un « Avenir où il fera bon vivre ». Le but étant « contribuer à identifier les défis concrets liés au changement climatique et montrer où trouver des solutions possibles ». Cela supposait de traiter un ensemble de sujets complémentaires : climat et ressources, conscience et action écologiques, énergie, bâtiment, infrastructures.
Des résultats réjouissants pour les amoureux de la nature
Les résultats sont à la fois surprenants et réjouissants. Ils montrent qu’« une nature et un environnement intacts font partie intégrante de la conception de la prospérité de la population. La motivation à adopter un comportement plus durable sert en premier lieu à protéger la nature ».
D’abord l’hydraulique, puis le photovoltaïque. L’éolien loin derrière
Quant aux solutions renouvelables, on est bien loin de l’acharnement actuel de certains à développer l’industrialisation de nos paysages. La majorité des Suisses interrogés appellent de leurs vœux une accélération de la transition énergétique (le nucléaire qui n’est encore soutenu qu’à 41%). Ils soutiennent bien le développement du renouvelable, mais pas n’importe lequel : d’abord l’hydraulique, le solaire puis loin derrière, l’éolien.
Plus des deux tiers des Suisses ne voudraient pas d’éoliennes près de chez eux
À ce sujet, cette dernière affirmation met les points sur les i : « seuls 29%* des personnes interrogées voudraient avoir des éoliennes dans leur environnement proche. En revanche, si elles sont installées loin de chez elles, 50% y sont favorables ». Ce n’est vraiment pas folichon et on souhaite bien du plaisir à ceux qui rêvent d’implanter des milliers d’éoliennes en Suisse pour se faire de l’argent sur le dos des consommateurs.
Lors de sa séance du 4 juillet 2022, notre comité a désigné comme nouveau président Jean-Bernard Jeanneret, physicien et Dr. sc, . Depuis quelques années, il est aussi responsable scientifique de notre association.
Il succède à Bertrand Clot qui a assuré cette fonction avec compétence et diplomatie depuis la création de Paysage-Libre Vaud en juillet 2013. Ancien président du Grand Conseil, ce dernier qui reste membre du comité fonctionnera comme conseiller politique.
Une vue du parc de Grandsonnaz depuis le Chasseron que l’on pourra peut-être éviter
Pour que le parc éolien de Grandsonnaz voie le jour, les législatifs des quatre communes concernées doivent lever les centaines d’oppositions qui ont été déposées lors de la mise à l’enquête et accepter le PPA (plan partiel d’affectation).
Lundi 20 juin, trois d’entre eux se sont déjà prononcés :
Le Conseil communal de Bullet a sorti 2 éoliennes du PPA et rejeté les oppositions à une voix près. Mais il a décidé qu’il y aurait référendum populaire.
Le Conseil général de Mauborget a rejeté les oppositions et accepté le PPA.
Le Conseil général de Fontaines (7 éoliennes) à rejeté le PPA à une voix près.
Quant à lui, le Conseil général de Fiez se prononcera à la fin de l’été pour permettre à la commission de digérer les nombreuses pages du dossier.
Comme le souligne24 Heures, c’est donc une situation confuse où la moitié du parc tombe (Fontaines) et où tout peut se passer dans deux autres communes… Le parc éolien de Grandsonnaz est donc en grande difficulté et tous les espoirs sont permis.
Mais il est évident que les promoteurs (Services Industriels de Genève) ne baisseront pas les bras et qu’ils préparent déjà un certain nombre de contorsions démocratiques. La suite promet d’être agitée et de fortes pressions vont être exercées sur les habitants.
Après les propositions anticonstitutionnelles de Mme Sommaruga de modifier la Loi sur l’énergie (LEne) pour museler les opposants, l’USAM (Union Suisse des Arts et Métiers) pousse le bouchon encore plus loin en reniant toutes ses valeurs libérales et démocratiques.
Pour la traduction française cliquez sur l’image
Selon un article de NZZ am Sonntag du 22 mai 2022, l’USAM vient d’écrire au Conseil fédéral pour exiger purement et simplement de suspendre les droits d’opposition relatifs aux grandes installations renouvelables.
C’est beaucoup plus que ce que demande Mme Sommaruga et c’est totalement irréaliste. Mais cela démontre à quel point certains milieux d’affaires et politiques ont été intoxiqués par la propagande nauséabonde que Suisse Éole distille depuis des années avec les millions de la Confédération ; avec vos millions…
Etape suivante : pourquoi pas la loi martiale ?
Tant qu’à faire, on pourrait faire plus simple en instaurant la loi martiale et en embastillant les opposants tels que les membres de Paysage-Libre Vaud et les dirigeants des ONG ?
Les éoliennes d’Essertines-sur-Rolle. Devant, la déchetterie intercommunale.
Opportunité d’un moratoire de 10 ans
Comme celui de Bavois, le projet d’Essertines-sur-Rolle est dans les mains de la société allemande Vento-Ludens et des SIG de Genève. Grâce au travail mené par notre association locale Pieduvent St-Oyens, le Conseil général s’est récemment saisi de l’affaire. Une première séance a permis notamment de déposer deux interpellations ainsi qu’une motion. La procédure d’examen d’un moratoire de 10 ans est lancée avec la nomination d’une commission ad hoc.
Une situation proche de celle de Bavois
Cet article duJournal de la Côterésume bien la situation qui est finalement très proche de celle de Bavois. Rappelons que les éoliennes d’Essertines-sur-Rolle, comme celles de Bavois, seraient les plus hautes de Suisse avec 230m. Pour vous faire une idée, vous pouvez visionner lefilm réalisé sur les deux parcs voisins que sont Bière et Essertines-sur-Rolle.
Régler l’affaire avant les mises à l’enquête
La municipalité qui veut conduire toutes les démarches jusqu’aux mises à l’enquête promet le moment venu d’organiser une votation populaire. L’expérience nous montre que cette manière de faire coûteuse pour toutes les parties est à éviter à tout prix et que, dans le cas d’un conseil général, la votation n’est pas obligatoire.
Devenez membres ou donateur !
Depuis 2013, les responsables de PLVD consacrent bénévolement beaucoup de temps à maîtriser leurs dossiers et honorer leur engagement dans le terrain. Ils sont très actifs et motivés mais afin d’assurer la continuité de notre combat, il devient désormais crucial de renforcer leur nombre. Il en va de même pour les membres individuels qui assurent aujourd’hui par leurs cotisations et leurs dons l’essentiel de nos moyens.