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Victoire d’étape à Bavois : moratoire de 10 ans déclaré recevable par le Conseil communal – la chute du parc éolien se précise

Travail préparatoire exemplaire

Après un travail considérable pour y parvenir, l’équipe de l’association Vents Contraires à Bavois a réussi. Elle a convaincu le Conseil communal de considérer comme recevable le moratoire de 10 ans demandé par la motion Daniel Schwab.

Imbroglio juridique

Cette motion a été déposée au printemps dernier. Mais plusieurs démarches des autorités avaient tendu à la considérer comme formellement irrecevable. Pour ce faire elles ont évoqué le fait que la planification éolienne vaudoise doit être considérée comme étant de droit supérieur. En gros, les communes ne pourraient pas s’opposer à l’implantation d’un parc éolien sur leur territoire.

Avis de droit déterminant

L’avis de droit du professeur Grisel a été déterminant. Il conclut que rien dans les lois fédérales ou cantonales actuelles ne permet d’affirmer que les la Confédération ou le canton peuvent imposer un parc éolien. La motion est donc recevable. La décision a donc été prise le 8 mars 2022 par le Conseil communal par 16 voix contre 12 et quelques abstentions.

Victoire prometteuse

Même si la bataille n’est pas définitivement gagnée, car d’autres épisodes sont encore possibles, c’est une victoire très importante dans la lutte contre le projet éolien de Bavois. Elle signifie que la majorité des élus communaux sont contre le projet. De là à extrapoler pour l’ensemble de la population, il n’y a qu’un pas qu’un vote général devrait permettre de franchir, vote qui est demandé par les opposants depuis le début.

Le film de simulation a joué son rôle

Le film ci-après montre l’énormité et sa proximité avec le village. Il est révélateur de conséquences paysagères inacceptables https://youtu.be/w7Mq6Xl1IK0.

Photomontage depuis le restaurant du Golf du Brésil

Les gens informés rejettent l’éolien

Cette affaire montre une fois de plus que plus les gens sont informés, plus ils rejettent cette solution boiteuse, destructrice, inefficace et coûteuse qu’est l’éolien.

Le TF rejette les recours du PPA EolJorat Sud : première manche pour les promoteurs

Rejet des recours

Le lobby éolien Suisse Éole peut pavoiser : le Tribunal fédéral vient de rejeter les recours formés contre le PPA (plan partiel d’affectation) du parc éolien du Chalet-à-Gobet (EolJorat Sud). Les considérants ne sont pas encore connus.

Coup dur pour une magnifique région de loisirs

Comme on le voit dans le film qui montre les deux parcs prévus dans le Jorat, c’est indéniablement un coup dur pour les paysages magnifiques du Jorat et les zones de loisirs des hauts de Lausanne. Rappelons que la Ville de Lausanne qui n’est pas à une contradiction près, a la prétention de développer dans la même région un parc naturel périurbain

Et maintenant la deuxième manche !

L’affaire n’est toutefois pas terminée puisque chacune des éoliennes doit encore être mise à l’enquête. Gageons qu’elles se heurteront à coup sûr à de nouvelles oppositions, bien plus nombreuses que pour le plan d’affectation.

Une dernière occasion qui s’ouvre

Si cette fois-ci ils ne se mobilisent pas, la plupart des habitants qui habitent ou fréquentent régulièrement la région auront perdu la dernière occasion de sauver notre beau Jorat. Ils s’en rendront compte, certes plus tard. Trop tard.

« Equivalent ménage » la grande tromperie

Les milliers de ménages alimentés par l’éolien

Chaque fois qu’un projet de parc est présenté au public et aux médias, un argument impressionnant revient systématiquement : les milliers de ménages qui vont être alimentés. C’est de nature à convaincre les foules crédules et ébahies.

Grandsonnaz : un exemple parmi d’autres

Image tirée du site Internet https://www.parcgrandsonnaz.ch/

Un exemple parmi d’autres : sur la page d’accueil du parc de  Grandsonnaz, Ennova qui en est le promoteur avec les communes de la région, annonce fièrement que le parc produira au moins 85 millions de kWh/an ce qui représente l’équivalent de 24’000 ménages.

Bravo! sauf que… ces ménages-là n’existent pas dans la réalité. Réalité que l’on va découvrir ci-dessous.

Des valeurs purement théoriques

Les valeurs servant à faire ces calculs sont purement théoriques (3’500 kWh par année, chiffre 2014), celles d’un ménage-modèle (2 personnes, chauffe-eau non-électrique, où sont exclus : radiateur d’appoint, aquarium, PC gamer, humidificateur, etc.), tel que préconisé par Suisse Energie (bureau de propagande de l’OFEN) dans sa brochure sur la consommation électrique d’un ménage.

Dans la réalité, comme le dit elle-même Suisse Energie, les ménages suisses consomment en moyenne 5’000 kWh par année. Et cela va fortement augmenter du fait de la tendance à l’électrification croissante, due notamment aux véhicules électriques. Mais refaisons le calcul avec les chiffres actuels : il ne reste que l’équivalent de 17’000 ménages alimentés par Grandsonnaz.

Si l’on considère les autres consommations électriques telles que l’industrie, l’éclairage, et les transports, la consommation directe et indirecte due à un ménage sur l’ensemble de la consommation suisse augmente à plus de 15’000 kWh par année ! Refaisons donc encore le calcul : il ne reste plus que l’équivalent de moins de 5’700 ménages alimentés par Grandsonnaz.

« Equivalent » le terme qui permet de tricher !

Encore une question : pourquoi parle-t-on toujours d’équivalent , terme dont les promoteurs se passeraient volontiers ? Parce qu’un parc ne peut produire que lorsqu’il y a suffisamment de vent. Et que lorsque qu’il en y a trop ou pas assez, il ne produit rien. On doit alors faire appel à une autre électricité immédiatement disponible, le plus souvent importée, bientôt peut-être des centrales à gaz suisses, émettrices de CO2. Sans cette électricité de secours, il n’y a alors simplement plus du tout de ménages alimentés par Grandsonnaz. En clair, un parc éolien ne peut jamais affirmer alimenter des milliers de ménages mais seulement leur équivalent car son électricité, quand il y en a, est distribuée par le réseau Swissgrid.

Conséquences sur les décisions des tribunaux

Les promoteurs de Grandsonnaz ne sont pas les seuls. À une exception près (EolJoux) tous les autres ont systématiquement exagéré leurs chiffres et en ont faussé délibérément l’interprétation. C’est grave parce que les tribunaux reprennent souvent ces chiffres tels quels.

L’aigle royal du Chasseral happé par une éolienne – moratoire de 10 ans exigé !

Happé en plein vol

L’aigle royal de Chasseral est mort. Il a été happé par une éolienne du parc du Mont Crosin (BKW) a signalé BirdLife Suisse.
Dans un communiqué paru le 25 janvier 2022, Paysage Libre Suisse demande un moratoire immédiat de 10 ans sur les projets de parcs éoliens qui menacent les espèces d’oiseaux protégées et détruisent la biodiversité en Suisse.

Avertissements ignorés

Les organisations environnementales n’ont de cessé d’alerter les autorités, les médias et l’opinion publique sur la menace que représentent les parcs éoliens pour la biodiversité dans notre pays. La nouvelle de ce jour confirme de manière tragique, si besoin était, le sérieux du danger qui touche un grand nombre d’espèces protégées.

Inefficacité des mesures de protection

Preuve est faite que les mesures des promoteurs éoliens destinés à éviter les collisions avec la faune ailée nicheuse sont inefficaces. A l’heure actuelle, un grand nombre de projets éoliens sont prévus dans des endroits très sensibles pour la faune ailée, en particulier dans l’Arc jurassien, où la survie de nombreuses espèces d’oiseaux et de chauves-souris entre en conflit avec les projets éoliens.
Après l’aigle du Chasseral, ce sera au tour de celui de la région de Chasseron – Creux-du-Van qui vient de se réinstaller après des dizaines d’années d’absence.

Sur Grati accepté par le TF, l’inutile sacrifice continue…

Sacrifice des paysages et de la biodiversité

Helvetia Nostra, Paysage-Libre Vaud et SOS Jura accueillent avec déception de la décision du TF de rejeter leur recours contre le PPA du parc éolien « Sur Grati », au-dessus de Vallorbe. Le TF considère décidément que le développement des parcs éoliens l’emporte sur toute autre intérêt, fût-il également national.

Les six éoliennes de 210 m vues depuis la gare de Vallorbe

Permis de construire encore à délivrer

Bien que les permis de construire concernant les 6 turbines d’une hauteur de 210 mètres n’aient pas encore été délivrés par les communes, la validation du site d’implantation constitue une grave insulte à la majorité des habitants de ce pays qui tiennent à la protection de la biodiversité et du paysage (voir ci-dessous).

Une conclusion désolante

Pas étonnant que les choix qui se posent aux décideurs amènent à des pesées d’intérêts totalement absurdes. De toute évidence, il y a du souci à se faire pour les crêtes du Jura suisse qui sont en train d’être sacrifiées à une chimère énergétique à la mode.

Et pourtant,
les Suisses veulent davantage d’espaces sauvages

Un sondage mené par Pro Natura en 2021 auprès de 1200 particuliers et 1100 professionnels a mis en lumière la très grande valeur accordée à la diversité des espèces et au «caractère originel» des espaces. Sur la carte ci-dessous, publiée sur le site de Pro Natura, on est frappé par la proximité entre les zones à conserver et celles qui sont prévues pour les parcs éoliens.

Carte des zones à protéger selon Pro Natura

Une majorité de communes disent non aux éoliennes !

Enorme pression pour faire passer l’éolien

En ces temps difficiles pour les défenseurs des paysages et de l’environnement, la pression en faveur des éoliennes est à son comble. Dans ce contexte, les campagnes de communication officielles se succèdent à une cadence encore jamais vue.

Affirmations mensongères

Mme Sommaruga cheffe du DETEC

Tous les moyens sont bons aux promoteurs, autorités et certains médias pour faire croire à une large acceptation des éoliennes par la population. Un exemple parmi d’autres : pour démontrer ladite acceptance, Mme Sommaruga affirmait en octobre 2021 au Forum des 100 que sur 24 projets de parcs éoliens soumis à la population locale, 19 auraient été acceptés, soit près de 80%. Pas de chance pour elle : en réalité, seuls 55% des projets (16 sur 29) ont passé, ce qui est loin d’être une large approbation.

Une majorité croissante contre l’éolien

Et le reste est à l’avenant. Si l’on considère plus généralement les objets portant sur l’éolien, 55% d’entre eux ont été refusés. Les statistiques des votations législatives et populaires démontent clairement la tricherie officielle. Elles nous montrent en plus que depuis plusieurs années le mouvement est en train de se renforcer.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir).

En rouge, les votations contre l’éolien (source www.plch.ch).

Effets nuisibles d’un parc éolien sur des riverains : un tribunal condamne les exploitants

Eoliennes de Fontrieu dans le Tarn (Radio France)

Nuisances insupportables reconnues

la Cour d’appel de Toulouse vient de condamner les sociétés exploitantes à verser plus de 100’000 € à un couple de Belges qui s’étaient installés à Fontrieu dans le Tarn. Ces habitants ont du quitter leur domicile en raison des nuisances répétées qu’ils ont subies depuis des années.

Une décision qui devrait inquiéter les éoliens

Cette décision est probablement une première et c’est en France où elle fait grand bruit. Mais il n’est pas difficile de déduire qu’elle concerne aussi bien nos chères compagnies d’électricité que les autorités qui croient sauver la planète en plantant des usines électriques dans les campagnes helvétiques.

Ces éoliennes françaises sont nuisibles à partir de 700 mètres des maisons. En Suisse, pas de limite !

La distance aux maisons des éoliennes condamnées est de 700 à 1300 mètres. Rappelons qu’en Suisse, il n’y a pas de distance minimale officielle car on juge « pouvoir s’adapter à chaque situation ». La seule distance formulée officieusement est celle de 300 mètres. Partout ailleurs en Europe, les distances de sécurité sont beaucoup plus grandes. Voir à ce sujet la fiche dédiée de Paysage Libre Suisse.

Projet Grandsonnaz : des centaines d’oppositions sont déposées

Les éoliennes de Grandsonnaz depuis le Chasseron (cliquez pour voir le film)

La mise à l’enquête du projet éolien de Grandsonnaz est terminée et des centaines d’oppositions ont été déposées. Parmi elles, six organisations de protection de la nature et du paysage ont contesté le projet.

Quelques rappels :

  • ce parc prévoit la construction de 15 éoliennes entre le Chasseron et le Creux-du-Van.
  • près d’une centaine d’éoliennes sont planifiées dans la région entre Vaud et Neuchâtel.
  • une pétition réalisée en 2018 avait réuni près de 14’000 signatures contre les trois parcs de Grandsonnaz, Provence et Grandevent.
  • le promoteur du parc de Grandsonnaz est la société Ennova SA filiale à 100% des Services Industriels de Genève (SIG). Ennova a fait l’objet d’un scandale mémorable qui avait coûté des dizaines de millions aux SIG (voir l’enquête toute récente du Temps sur l’imbrication d’Ennova et du groupe E à Fribourg).

Oppositions coordonnées avec les ONG

Notre association locale Vol au Vent qui a préparé le dossier d’opposition depuis des mois s’est vue renforcée par le groupe technique de PLVD. Par ailleurs, les ONG qui avaient déjà soutenu la pétition de 2018 ont assumé leurs responsabilités en faisant également opposition. Rappelons qu’il s’agit de La Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage – Helvetia Nostra – Pro Natura Vaud et ASPO/BirdLife Suisse.

Les oppositions privées : un signe politique fort

Les centaines d’oppositions privées déposées vont permettent d’étoffer politiquement le mouvement de contestation contre ce parc qui va défigurer une région magnifique et largement épargnée par les atteintes humaines.

Pour faire passer ses éoliennes, Sommaruga veut mettre les communes hors jeu

Simplifier les procédures à tout prix

S. Sommaruga, cheffe du DETEC

S’il arrive souvent aux éoliennes de manquer d’air, ce n’est pas le cas de Simonetta Sommaruga. Dans un article de la NZZ am Sontag du 9 octobre, repris peu après par le Temps, elle relaye sans sourcilier une proposition de son département (DETEC) qui affirme vouloir encore accélérer le développement des renouvelables et simplifier les procédures en bouleversant au besoin les institutions. Pour ce faire, il faudrait :  

« regrouper toutes les approbations nécessaires afin qu’une seule procédure de recours puisse avoir lieu, jusqu’au Tribunal fédéral, si besoin, pour les projets importants. La sélection des infrastructures estimées prioritaires serait réalisée par la Confédération, en concertation avec les parties concernées. Pour celles-ci, les constructeurs n’auraient ainsi besoin d’obtenir qu’une seule ‘autorisation concentrée’ délivrée par les autorités cantonales ».

L’échec de la SE 2050 est reconnu mais c’est la faute aux autres !

L’échec de la SE 2050 est donc officiellement reconnu puisqu’on prépare déjà le bon peuple à manquer d’électricité. Peu importe, on continue puisque c’est finalement de sa faute si les projets de la SE 2050 n’ont pas pu se développer comme il était prévu. L’offensive en cours pour accélérer les renouvelables et en particulier l’éolien s’inscrit dans cette logique punitive.

Les communes hors-jeu

Ne nous y trompons pas, cette offensive n’est pas le seul fait du très fédéral DETEC. Un peu partout dans les cantons se lèvent des élus complices pour lancer interpellations, motions et autres initiatives parlementaires. Celles-ci ont toutes le même but : changer les règles de la démocratie pour privilégier le développement des énergies renouvelables. Au mépris de l’autonomie des communes, ainsi que des autres tâches de la Confédération et des cantons relatives à la protection de l’environnement et du bien-être des habitants de notre pays.

Atteinte majeure à la démocratie

Si ces intentions devaient se concrétiser par des projets de modifications législatives, ce serait une atteinte majeure au bon fonctionnement de la démocratie helvétique. Mais gageons que nous ne serions pas les seuls à nous y opposer.

A Ste-Croix, le massacre du Jura vaudois a commencé

Suivez la construction avec ce clip réalisé mi-novembre 2021

Des images de Paul, montées par Alain, sur une chanson de Michel Bühler.

Clip aérien de la construction – situation mi novembre 2021
Ste- Croix Mont des Cerfs 15.10.21 (photo Juan Lobo)

La délicatesse d’une panzer division !

Romande Energie a commencé les travaux de défrichement de la zone industrielle éolienne (ZIE) de Ste-Croix. Avec la délicatesse d’une panzer division, la direction du projet mené par Romande Energie a soigné sa communication. Ils ont en effet pris soin d’informer une population éberluée à peine quelques heures avant l’assaut des pelleteuses, des tronçonneuses et des camions. Cette stratégie de communication bien connue s’appelle l’effet de choc : on tape et on fonce pour ne pas laisser à l’adversaire le temps de s’organiser.

Ste- Croix Mont des Cerfs 15.10.21 (photo Juan Lobo)

Une émotion profonde : un sentiment de viol

L’émotion est grande pour les amoureux de la nature qui sont sous le choc. Elle est aussi grande dans les autres régions menacées par la construction d’un parc éolien dans les paysages paradisiaques du Jura vaudois : Sur Grati, Mollendruz, Bel Coster, Vallée de Joux. Cette fois-ci, on commence à voir grandeur nature les dégâts provoqués la construction de ces éoliennes aussi inutiles que coûteuses.

Fortes réactions prévisibles

Les réactions ne se sont pas fait attendre, les incrédules eux-mêmes rejoignent les opposants de la première heure et se mobilisent. De son côté, Michel Bühler et son équipe ne lâchent rien : il est allé sur le chantier pour interpeller ses responsables.

Voir ici le site du collectif citoyen Ste-Croix sans hélice : https://eoliennesnonmerci.com/

Plus discrets, des inconnus se sont attaqués aux machines de chantier, gageons que ce n’est hélas qu’un début, même si nous ne pouvons que déplorer ce genre d’actions inutiles et contreproductives.