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Projet éolien de Ste-Croix – le jugement du Tribunal Cantonal est une vraie victoire pour les opposants

Le jugement du Tribunal Cantonal dans l’affaire du parc éolien de Ste-Croix est tombé début mars 2015.
Une partie importante des recours ont été admis et aussi bien la décision d’affectation que le permis de construire sont annulés. Le dossier retourne donc à l’expéditeur pour compléments et nouvelle décision.
Par ailleurs, l’étude attentive des considérants montre que d’autres projets vaudois pourront être fortement impactés par ce jugement.
Pour en savoir plus : PLVD_CP Jugement TCA Ste-Croix_mars 2015

 

Ste-Croix

Le premier projet de la municipalité de Sainte-Croix date de 1997. Quatre éoliennes de 140 m. au Mont-des-Cerfs et trois à La Gittaz-Dessus. Elles sont prévues sur les pâturages de quatre propriétaires privés. L’Association pour la sauvegarde des Gittaz et du Mont-des-Cerfs (ASGMS) a été créée en 1998. Elle compte aujourd’hui 360 membres. Abandonné par la Municipalité après un référendum gagné à plus de 60% par l’ASGMS en 1999, le projet a été repris par le canton de Vaud. On dit que le député socialiste Piguet ne serait pas étranger à cette manœuvre.

Sur la demande de quelques conseillers communaux, la Municipalité de Sainte-Croix publie un préavis « Pour nos enfants, soyons fiers de nos ressources » et organise un vote consultatif en janvier 2011, 53% des votants acceptent le projet d’implantation d’éoliennes industrielles de 170 m de haut au-dessus de leurs têtes. Fukushima a passé par là et beaucoup de citoyens ne votent pas pour les éoliennes, mais contre le nucléaire. Mais, même si Municipalité et Conseil d’Etat chantent victoire, ce vote, consultatif, n’est pas contraignant. La population reste douloureusement divisée.

Après de multiples péripéties, le canton dépose un deuxième projet de Plan partiel d’affectation début janvier 2011. L’opposition de l’ASGMS, revêtue de plus de 1’600 signatures, de Helvetia Nostra et de la Fondation pour la protection et l’aménagement du paysage est rejetée en mai 2013 par le Canton. Les trois opposants recourent auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal le 6 juin 2013.

L’obstination du Canton et de la Municipalité de Sainte-Croix à vouloir à tout prix ériger ces machines beaucoup trop proches d’une agglomération de plus de 4’000 habitants est incompréhensible. Si ce n’est de justifier a posteriori les énormes dépenses consenties jusqu’ici.
Voir l’article dans la revue de presse du site Pro Crêtes