Votation du 21 mai 2017 : l’éolien va donc remplacer le nucléaire ?

La question revenait en boucle dans la bouche des éoliens et de certains politiques sous forme d’une affirmation péremptoire : il faudra choisir entre l’éolien et le nucléaire.
Le résultat de la votation du 21 mai 2017 est clair : ce ne sera pas le nucléaire.

Pour autant, ce ne sera pas non plus l’éolien et ce, pour les raisons suivantes :

  • Pour la première fois, la campagne pour la SE 2050 a donné une audience nationale quasi inespérée aux opposants éoliens traditionnels.
  • Elle a permis également à d’autres milieux opposants de s’exprimer sur le sujet en faisant valoir les coûts, la faible productivité et les divers inconvénients de l’énergie éolienne et surtout sa faible acceptabilité dans une bonne partie de la population.
  • Les partisans de la SE 2050 eux-mêmes en sont même arrivés à minimiser l’éolien dans les énergies renouvelables prévues au dépens de l’hydraulique et du solaire.
  • Politiquement, rien n’est plus comme avant.
  • Le nucléaire représentait en 2016 environ 35 % de la production d’électricité suisse.
  • Dans leur délire, les éoliens prévoient depuis des années que leur énergie favorite pourra couvrir entre 7.5% et 10% de la production d’électricité suisse en 2050, voire en 2035 déjà ! (voir illustration ci-dessous)

    Couverture du Eole-info du 25.12.12
    Cette affirmation est constamment répétée sur le site de Suisse Eole
  • A l’autre extrême, dans une récente étude très fouillée, la plus grande banque de Suisse n’accorde à l’éolien qu’un petit 1.4% de l’électricité qui sera produite en 2050
    UBS swiss-energy-fr-1 mars 2016 en français
  • Comme on le voit dans le tableau ci-dessous, d’autres études restent également largement en-deçà des objectifs fantaisistes du Lobby Suisse Eole et de l’OFEN (Office fédéral de l’énergie). En ce qui concerne les études du bureau Prognos reprises régulièrement par la Confédération et même l’EPFL, le scénario E est le plus optimiste!

eolien vs nucléaire

Qui a raison : ceux qui comptent faire des affaires juteuses avec les subventions fédérales ou ceux qui veulent conseiller à leurs clients des investissements réfléchis ?