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Politique fédérale, les masques tombent : mille éoliennes pour la Suisse !

Le Conseil fédéral vient de décider de sa politique éolienne 2050 au mépris des remarques qui ont été faite à son sujet.

Contrairement aux nombreuses promesses faites par les partisans et les autorités lors de la campagne sur la SE2050 « il n’y aura pas beaucoup d’éoliennes… », c’est bien 1000 éoliennes que la Confédération entend construire à terme dans nos paysages.

C’est le moment de vous rappeler que le canton de Vaud a pour ambition d’en réaliser jusqu’au tiers comme nous le dénoncions au mois de mars dernier dans un communiqué de presse CP Plan caché de la DGE_02.03.17 final . C’est beaucoup plus que la planification actuelle qui nous fait déjà dresser les cheveux sur la tête ! http://paysage-libre-vd.ch/raison-detre/situation-des-projets-eoliens-vaudois/

Vous trouverez ci-après le communiqué très clair publié par notre faîtière Paysage-Libre Suisse en version bilingue Pressemitteilung & communiqué 28.06.2017.

En politique, les belles promesses n’engagent que ceux qui les croient !

606 oppositions au projet Bel Coster

Les promoteurs ALPIQ et les trois communes qu’ils entraînent dans leur sillage ont signé l’exploit de permettre en quelques semaines à des centaines de citoyens tant suisses que français de monter aux barricades contre les neuf éoliennes géantes prévues sur la crête du Suchet.

Le projet Bel Coster présenté de façon isolée se trouve en réalité très proche des projets de Sur Grati et du Mollendruz avec lesquels ils formeront une « forêt industrielle » d’une trentaine d’éoliennes. Aucune étude d’impact commune n’a été réalisée.

 Au terme de la mise à l’enquête, ce projet éolien porté par Alpiq a suscité 312 oppositions suisses (signées par 412 opposants) et 143 oppositions françaises (signées par 194 opposants), parvenues aux communes de Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement. On y trouve de nombreux privés, mais aussi les principales organisations de protection de l’environnement, l’association régionale SOS Jura Vaud Sud ainsi que Paysage-Libre Vaud. Du côté français, très directement touché par la proximité du projet, l’opposition s’organise, y compris au niveau officiel : le Conseil municipal de Jougne a décidé une résolution d’opposition, votée à l’unanimité moins deux abstentions. On se retrouve dans un contexte similaire à celui du projet combier d’EolJoux, qui fait subir ses nuisances au voisins français sans les avoir consultés sérieusement.

Deux des neuf éoliennes de Bel Coster vues depuis le village français de Jougne dont les habitants seront aux premières loges (photo 24h)

Ce projet de 9 éoliennes de plus de 200 mètres de hauteur se situe sur la crête au sud-ouest du Suchet, le long de la frontière franco-suisse. Ces machines seront visibles depuis tout le Plateau vaudois et depuis de nombreux points de vue remarquables, tels que la Dent de Vaulion, le Suchet, de Mont d’Or et d’autres. Contrairement aux affirmations des autorités cantonales et communales concernées, ce projet n’est pas conforme au droit de l’environnement et de l’aménagement du territoire, notamment au vu de son impact paysager, de ses effets négatifs sur la biodiversité et les milieux naturels. Il n’est pas acceptable de consentir ces importants sacrifices pour une production d’électricité qui est intermittente et donc pas en mesure de remplacer le courant nucléaire.

Paysage-Libre Vaud conteste en particulier que ce projet vienne s’ajouter aux deux projets adjacents du Mollendruz et de Sur Grati, ceci sans qu’une analyse globale des impacts ait été menée. Ce saucissonnage des procédures ne donne pas la possibilité à la très large population concernée de se faire un avis complet sur ces projets et de prendre la mesure de leur incidence sur une portion considérable du territoire et du paysage vaudois.

Paysage-Libre entend participer activement à la procédure de conciliation à venir et demandera notamment une analyse conjointe des 3 projets mentionnés plus haut.

 

Le projet « Bel Coster » : Paysage-Libre Vaud a fait opposition

Jamais deux sans trois: après les projets du Mollendruz (12 machines) et de Sur Grati (6 machines), c’est Bel Coster qui entre en scène. Ce projet, composé de 9 machines de plus de 200 mètres de haut, se situe entre Ballaigues et le Suchet et sera visible sur tout le Plateau vaudois.

Ce groupe de 3 projets dégrade une large portion du territoire vaudois, tant depuis le Plateau que depuis les crêtes du Jura. Alors que ces 27 machines forment un tout dans le paysage, le saucissonnage fait loi: chaque projet mène sa procédure, il n’existe pas de vision globale des impacts.

Paysage Libre a fait opposition à ce projet irrecevable et publié un communiqué de presse destiné à en donner les raisons : CP Opposition Bel Coster 11.04.17.msg

Le projet de Bel Coster depuis le restauroute de Bavois (à 14 kilomètres)

Planification éolienne vaudoise : cherchez l’erreur

Plan caché ou incohérences de l’Etat de Vaud ? 

Les ambitions affichées du canton sont de réaliser environ le tiers de la production éolienne suisse en 2050. Sur la base des données à disposition, un simple calcul montre que c’est tout simplement impossible, à moins qu’il n’existe une nouvelle planification encore plus ambitieuse que l’actuelle. Planification que le Département du Territoire et de l’environnement de Mme de Quattro se garderait bien de publier, pour ne pas effrayer les citoyens dont la sensibilité aux éoliennes est croissante.

Le document ci-dessous n’a jamais été publié. Il fait l’inventaire des sites envisagés dans un premier temps avant la première planification de 2012. Gageons que ceux qui ont été abandonnés pourraient renaître de leurs cendres, comme ce fut le cas récemment pour Essairvent et Bavois.

Inventaire des sites vaudois étudiés avant la planification vaudoise de 2012 (cliquer pour agrandir)

Paysage-Libre Vaud, qui voit ici une raison de plus de douter sérieusement de l’honnêteté des autorités vaudoises dites « compétentes », notamment pour ce qui concerne les éoliennes.

Il exige une complète transparence de l’Etat de Vaud sur la relation entre les objectifs annoncés et les moyens de les atteindre. En particulier en termes d’atteintes aux paysages, d’investissements et de santé liés aux infrasons.

 

La base aérienne de Payerne donne un coup de frein majeur aux éoliennes

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour les éoliens. Après plusieurs abandons totaux ou partiels de projets, après la décision négative du Tribunal Fédéral concernant le projet du Schwyberg,  après le préavis défavorable de l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEN) pour EolJoux, c’est au tour du Département fédéral de la défense (DDPS) de bloquer une série de projets éoliens pour des raisons liées à la sécurité de la base aérienne de Payerne.

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Hornet FA-18 à Payerne (photo arthomobiles.fr)

Le rapport réalisé par Armasuisse est à cet égard très clair. Il a naturellement fait bondir les éoliens et surtout ceux parmi eux qui sont traditionnellement antimilitaristes. L’occasion pour l’un de nos membres célèbre de pondre un article savoureux : Ligue vaudoise – La Nation_ La bataille de l’air.

Pour plus d’information sur ce rapport, cliquez sur le lien suivant :
etude-ddps-pour-eoliennes-payerne_2016

 

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Carte des exclusions totales ou partielle (source DDPS et 24 H)

Escroquerie sonore au Chalet-à-Gobet

Les Service Industriels de Lausanne avaient clairement défini les buts de la manifestation organisée pour convaincre les riverains de l’innocuité du bruit des éoliennes que Lausanne a décidé de leur infliger prochainement : « permettre de se rendre compte in situ de l’impact sonore des éoliennes prévues ».

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Photo 24 Heures

Comme on pouvait le craindre, il a fallu déchanter :

  1. Le bruit d’une seule éolienne en plein jour n’est évidemment pas représentatif de la réalité d’un parc de huit éoliennes, en particulier la nuit.
  2. Quelques minutes de simulation n’ont rien à voir avec une exposition de longue durée, l’effet « supplice chinois » étant bien connu des riverains trop proches des parcs éoliens.
  3. L’éolienne dont le bruit a été reconstitué est celle de Charrat, une E-101 (3 MW) dont la puissance installée correspond aux moins grandes machines prévues par EolJorat-Sud.
  4. Les trois autres éoliennes n’ont pas fait l’objet de simulation et pour cause : ce sont des E-126 (7.5 MW). Ces monstres pouvant dépasser 200 m de haut sont les plus grandes éoliennes terrestres actuelles ! La plus proche, celle de la plaine de Mauvernay, serait seulement à quelques centaines de mètres des premières maisons habitées.

Et pour couronner le tout, pas un mot sur une nuisance sonore plus grave encore dont on se protège de plus en plus à l’étranger : les infrasons (inaudibles par l’oreille humaine) que notre étude « Eoliennes et santé publique » démontre comme étant un véritable danger pour les habitants et la faune, même à grande distance.

Essertines-sur-Rolle : la municipalité de St-Oyens se retire du projet Essairvent

La Municipalité de St-Oyens vient de communiquer à son Conseil général sa décision de se retirer du projet. Le travail commencé très tôt des opposants de Pieduvent St-Oyens / Essertines-sur-Rolle n’y est certainement pas pour rien.

Le projet Essairvent qui avait été d’abord exclu de la planification cantonale renaît de ces cendres tel un Phénix depuis la dernière mouture de ladite planification. Il est aujourd’hui porté par la succursale suisse de la société allemande Ventoludens, par les Services industriels de Genève (SIG) et par la Municipalité d’Essertines-sur-Rolle. Il prévoit jusqu’à six, voir huit éoliennes réparties sur un territoire situé au Sud Est de la magnifique forêt de Prévondavaux sur les communes d’Essertines-sur-Rolle et de St-Oyens.

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Une partie des six éoliennes prévues au Nord-Ouest d’Essertines vues depuis l’EMS la Rosière à Gimel

 

Sur la carte ci-dessous publiée par les promoteurs, on constate que la zone prévue pour les premières éoliennes (le Marais) se situe à quelques centaines de mètres des premières maisons d’Essertines-sur-Rolle et de St-Oyens. Ce que l’on ne voit pas c’est que le centre de Gimel est à moins de 2 km (au Nord). Les habitants de cette commune de plus de 1600 habitants auraient une magnifique vue plongeante sur le futur parc qui leur dispenserait enfin de voir les Alpes françaises et le Mont-Blanc. Tout comme leurs voisins de Berolle, de l’autre côté de l’Aubonne.

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Carte publiée sur le site d’Essairvent. Gimel est exactement au Nord à moins de 2 km.

Au Mollendruz, les décisions des conseils généraux sur la levée des oppositions sont reportées…

Malgré les centaines d’oppositions (voir article) le projet Mollendruz se poursuit.

Une étape importante devait être la décision des conseils généraux des communes concernées le 17 novembre 2016. Contre toute attente, ces communes ont décidé de reporter cette décision dans l’attente de précisions des promoteurs quant aux mesures de compensation au niveau de la préservation de la faune.
En cas d’acceptation ultérieure du projet, on passera vraisemblablement comme ailleurs dans la phase des recours…

Mollendruz depuis Echallens à ~20 Km de distance
Photomontage des 12 éoliennes du Mollendruz depuis depuis Echallens à ~20 Km de distance

Bottens : une victoire discrète des anti-éoliens qui pourrait faire tache d’huile

Pendant que promoteurs et politiques célébraient l’acceptation du projet Eoljoux, la commune de Bottens mettait officiellement fin à son propre projet éolien.
Paysage-Libre Vaud se réjouit de comparer l’écho qu’auront ces deux événements parfaitement contraires.
A Bottens, une décision très importante pour le Gros-de-Vaud a été prise par la nouvelle municipalité, puis communiquée au Conseil communal dans sa séance du 26 septembre dernier.
En effet, après plusieurs années d’études, de préparations, d’informations et de discussions, Bottens a décidé d’abandonner son projet éolien en raison notamment des réactions émotionnelles très contrastées de la population. Avant son abandon, le projet rattaché pratiquement au projet Eoljorat Nord ne prévoyait plus qu’une éolienne géante d’environ 200 mètres , tout près des villages de Brétigny, Froideville et Cugy et très visible depuis Politez-Pittet, Poliez-le-Grand et Assens.
Saluons le fait que ce dossier pris assez tôt en mains n’aura pas coûté grand chose ni aux promoteurs, ni à la commune. Cela démontre la nécessité d’attaquer les projets le plus tôt possible, avant que les procédures officielles (PPA) soient engagées.
Espérons que les autres villages concernés par le projet Eoljorat Nord aient la sagesse de mener aussi leurs réflexions avant qu’il ne soit trop tard.

Eoljoux : le projet a été accepté par la commune du Chenit mais 37 % des votants l’ont refusé. Eoljoux n’est pas encore construit

Le référendum facultatif décidé par le Conseil communal du Chenit a eu lieu le 25 septembre 2016. Avec une participation d’environ 52 %, le projet a été accepté comme attendu mais 37.6 % des votants l’on refusé.
La lutte continue…

L’opposition au projet était quasi inexistante fin 2014. En moins d’une année, elle s’est développée, structurée et organisée jusqu’à obtenir un résultat de 37.6 % de non, au delà des espérances.
La lutte continue et durera encore des années.
On se rappellera que Pro Natura, Helvetia Nostra, BirdLife Suisse, La Fondation pour la protection et l’aménagement du paysage (FP) et Paysage-Libre Vaud (PLVD) ont
déposé le 27 juin 2016 un recours conjoint auprès du Tribunal cantonal contre
l’approbation du Plan partiel d’affectation PPA « Eoljoux » par le canton de Vaud.
Les organisations déplorent des impacts conséquents au paysage et à la faune d’un projet
qui viole, selon elles, les dispositions légales en vigueur. Voir le communiqué de presse ci-après : 2016.06.24_Communiqué de presse_Eoljoux_AB_NW

Eoljoux n’est pas encore construit !

Photomontage Eoljoux 22.12.14
Les éoliennes de plus de 200 m. d’Eoljoux vues depuis le Sentier. Elles sont très proches de la commune française de Bois-d’Amont et provoquent de vives réactions des habitants dont les opinions sont méprisées par les autorités du Chenit